1 ère partie du roman

Une découverte surprenante


Monsieur Julien et Madame Estelle Borel avaient toujours eu cette grande envie d'habiter loin de la ville, car pendant dix années, ils avaient vécu et ne s'étaient jamais plus dans un endroit défavorable à la pauvreté, à la pollution et aux bruits des usines ; maintenant, dans leur nouveau quartier, ils étaient désormais tranquilles pour profiter d'un profond repos à la campagne. Deux grands enfants étaient venus agrandir le ménage et embellir leur vie, L'ainée, une fille prénommée Elyse et Jason le cadet de la famille. Entre les deux enfants les discussions et les échanges de vues devenaient insupportable, à cause du caractère de Jason, qui ouvertement et généralement provoquait des altercations par ses actes d'objections. Elyse était plutôt douce et calme, contrairement à son jeune frère Jason, les disputes des deux phénomènes animaient la maisonnée et l'entente entre frère et s½ur étaient des moments rares.
Les Borel déménagèrent à Romilly-sur-Andelle, une belle commune, qui ne comptait que très peu d'habitants. Jadis, le couple s'était plu en centre-ville, à Saint-Étienne-du-Rouvray, mais les Borel ne pouvaient pas tolérer certains jeunes qui n'avaient aucun respect pour le voisinage ; ils étaient devenus méprisants, ils insultaient les personnes âgées et attaquaient les enfants, qui devenaient pour eux comme des jouets, leurs souffrent douleurs et leurs principales victimes.
Les jeunes garnements, voyant la beauté et la timidité d'Elyse, lui lançaient des phrases dans un débordement de langage :
- Et ma petite caille, tu as besoin d'un amoureux, dit l'un.
- Dis donc la petite bourgeoise, tu ne veux pas visiter notre cave, il y a un excellent matelas, annonça l'autre.
- Chérie, viens avec nous, dit le troisième, nous allons faire l'amour tous les quatre. Ce sera super, tu verras...
Chez les jeunes il y eut des éclats de rires. Sans rien dire, Elyse se dépêcha et continua son chemin les yeux remplis de larmes.
Elyse n'avait rien dit à ses parents, mais pour une fois, voyant sa grande s½ur pleurer, Jason interrogea :
- Elyse, qu'as-tu, Pourquoi pleures-tu ? Je suis ton frère et tu dois me dire le secret de ta tristesse. Je sais que quelqu'un t'a-fait du mal, Qui ?
- Jure moi, Jason de ne rien dire à maman ni à papa.
- Tu as ma parole Elyse.
Elyse raconta que tous les jours en traversant le village, près de la fontaine, les jeunes voyous l'insultaient et lui disaient des mots obscènes. Il était clair qu'Elyse ne pouvait plus tolérer l'opprobre aussi vulgaire concernant sa personne. Pour une fois Jason ressenti de la compassion.
- Elyse, tu as eu raison de m'avertir. Gare à cette bande de cons, si jamais en passant avec toi, j'entends un de ces mots dégueulasses ! Ils vont savoir à qui parler.
Dans le quartier, il y avait des plusieurs ethnies vivant avec leur différente Culture, des Noirs, des Africains, des Arabes, des Espagnols, des Portugais, des Français, tous vivaient en excellente harmonie... Sauf avec le groupe des jeunes. Elyse en souffrait et devant la continuité des insultes, Jason décida d'en parler aux parents.
- Mais Elyse, pourquoi ne m'as-tu rien dit, moi ta mère.
- Oui mais si j'avais dit quelque chose ; ils m'auraient frappé à mort. Je ne pouvais rien faire.
- Et que fait la police, demanda le père Julien. Elle sert à quoi ?
- Je crois, demanda Jason, que l'on ne peut rien faire ! Le mieux serait de déménager pour trouver un coin plus tranquille.
Julien trouva la proposition alléchante. Il n'avait pas d'emploi, mais adorait la nature, faire des découvertes et surtout, il aimait bricoler. Percevant l'allocation chômage, les allocations familiales, Julien était fier ainsi. Quant à sa femme, elle était mère au foyer, préférant garder ses enfants et les scolarisés au collège le plus proche de leur domicile, toujours à Saint-Étienne-du-Rouvray : Le lycée avait le nom de : Louise Michel.

La famille quitta donc Saint-Etienne-du-Rouvray pour venir habiter dans la commune de Romilly-sur-Andelle. Leur arrivée à la campagne fut des plus difficiles, ils avaient loué une caravane grâce à l'aide sociale, intérieurement, il y avait un espace réduit. Il faisait toujours un temps sombre avec du vent ou de la pluie, mais cela n'empêchait pas les gens aux alentours de venir habiter dans les vieilles caravanes, car dans la bourgade, le prix des loyers dans les appartements étaient pour certains inabordable. A la campagne, le site verdoyant offrait à la vue, un vaste terrain vague et quelques animaux, des vaches, des poules... Il y avait même une aire de jeu, avec des buts pour jouer au football, ou encore, des poteaux métalliques reliés par des imposants paniers de basket.

Elyse et Les Borel étaient heureux d'avoir aménagé en ce lieu, ils tenaient tellement à se faire des amis parmi les jeunes. Le frère et la s½ur s'approchèrent du groupe, mais personne n'osait leur adresser la parole. Ils se contentaient plutôt de les dévisager et de leur lancer des regards soupçonneux, Elyse et Jason ne comprenaient pas leur attitude. Cinq enfants composaient le groupe, un petit jeune noir, une fille rousse, un autre garçon avec un sérieux embonpoint, un handicapé physique, ainsi qu'une fille d'une petite taille. Les cinq enfants jouaient en ignorant la présence d'Elyse et de Jason. La grande s½ur s'avança vers les enfants :
- Bonjour tout le monde, je m'appelle Elyse, voici mon frère Jason ; je suis nouvelle en ce lieu et nous aimerions jouer avec vous, si vous acceptez notre présence en tant qu'amis ? Le voulez-vous ?
Le petit garçon noir eut un large sourire.
- Avec plaisir. Moi, je m'appelle Samuel Koumba, voici Vincent Time, dit-il, en désignant le garçon avec l'embonpoint, Voici Jessica Scrout, notre jolie petite rousse, Jean Naimarre, qui est un invalide au grand c½ur et Eva Nouissement, la plus petite et la plus maligne parce qu'elle passe partout grâce à sa petite taille.
- Désolé, dit Jason en riant, Je n'ai jamais entendu des noms de famille aussi drôles ! Mes amis, je vois que vous aimez rire. Ces prénoms sont rigolos.
Les cinq enfants baissèrent la tête. Samuel annonça :
- Nous sommes habitués à entendre dire de pareilles choses, ainsi que des insultes. Cependant, nous sommes heureux de faire votre connaissance.
Elyse était toute confuse :
- Je suis désolée pour la phrase de mon frère ; il ne pensait pas ce qu'il vient de vous dire ! Nous arrivons d'une commune ou des jeunes nous ont insultés et nous ne savions pas qu'ici, la même chose pouvait exister. Nous vous demandons pardon. N'est-ce pas Jason ?
- Oui, s½urette, Samuel pardonne mes mots malheureux, car franchement, je croyais que tu avais envie de rire...
- Ce n'est pas grave ! Nous sommes dans cette ville depuis longtemps et personne ne respecte nos différences physiques et partout on nous chasse ! Je trouve mesquin et ignoble ce procédé, parce que nous sommes des êtres humains comme vous, comme tous les autres.
- Tu as raison Samuel, ajouta Jason. Les gens sont vraiment méchants. Mais pour mes mots de tout à l'heure, je croyais sincèrement que tu prononçais ces prénoms pour nous faire rire. Alors, pardon.
- Avec mon frère, ajouta Elyse, nous sommes une famille pauvre et nos parents ont été obligés de venir vivre dans les caravanes placées sur le terrain d'à-côté. Si vous le voulez, nous aimerions faire partie de votre groupe ainsi nous serions plus nombreux pour combattre ces gens méprisables et sans respect. De plus mon frère Jason est très fort. Qui est-ce qui vous insulte ici ?
- Ce sont des personnes agressives, grandes et autoritaires. Ils sont là pour nous contrarier. Nous sommes leurs esclaves. Ils sont au même nombre que nous, mais deux fois plus costauds, expliqua Vincent Time.
- Ne t'en fais pas Vincent, moi Jason, je suis là... Les autres n'ont qu'à bien se tenir.
- Attention Jason, lança Samuel, les voilà, ils arrivent tous les cinq. Ce sont ceux qui ont du gel dans les cheveux, coiffés avec une crête et qui porte une veste de cuir.
Jason se retourna et aperçut les cinq garçons, ils étaient grands et costauds.
- Ne bougez pas et ne dites pas un mot. S'il y a une bagarre restez éloignés à quelques mètres de moi sans intervenir.

Les cinq garnements encerclèrent le petit groupe, Celui qui paraissait être le chef s'avança en roulant les épaules :

- Alors, on s'est fait des amis, demanda-t-il d'une voix rauque. Vous ne nous présentez pas vos copains qui sont venus tout droit d'une poubelle ?

Sur ses mots, il se mit à rire ainsi que ses amis. Soudain la voix de Jason retentit et frappa comme un coup de lame :

- Qui êtes-vous pour nous parler de cette façon ?

Le c½ur d'Elyse battait la chamade. Elle aurait voulu être à la place de son frère pour ne pas les provoquer, mais c'était impossible. Samuel Koumba avala sa salive, les autres, tremblant de peur évitaient tous les regards.

Le garçon à la crête fronça les sourcils et avait retrouvé son sérieux.

- Toi, tu veux me donner des ordres ? Personne ne m'a jamais parlé sur ce ton. Tout le monde me respecte ! Pour la peine, tu auras une punition. Mais comme tu es nouveau, je saurais être clément envers toi. Lave mes chaussures avec ta salive.

- Et puis quoi encore ? Et toi, tu ne veux pas laver les miennes de chaussures ? Personne n'a peur de vous maintenant ! Je suis là Messieurs, il se tourna vers Samuel, pas vrai les amis ?
Comme personne n'avait répondu à sa question un rire ironique se dessina sur le visage de l'intrus qui ajouta :

- Je vois que tu es seul contre nous cinq, lança le garçon à la crête, nous sommes les terreurs de ce camping. Du côté de tes amis, personne ne bougera, parce que ce sont des lopettes, qu'il faut éradiquer.

En regardant ses amis, Jason ne comprenait plus rien, il se sentait trahi ; à contrec½ur, il se ravisa pour obéir aux ordres et lava avec sa salive les chaussures du chef. Il avait compris que personne ne viendrait pas l'aider, il était bien trop seul. Son visage était rempli de haine, mais il valait mieux pour lui de ne pas le montrer.
L'exécution fut immédiate, les autres ne pouvaient qu'observer la scène avec un certain dégoût. Sur le visage de la victime la rage et la haine se faisaient ressentir de plus en plus. Devait-il préférer la campagne ou la ville ? Il se mit à penser à son père et à sa mère, si ces derniers avaient vu Jason ainsi, lui aurait-ils pardonnés, en voyant leur fils dans le déshonneur ?

En provenance du terrain d'à-côté, en entendit la voix lointaine de Julien Borel, il appelait ses deux enfants. Les cinq garçons à la veste de cuir s'en allèrent tout en recommandant à Jason et aux autres, qu'il valait mieux ne pas divulguer cette scène et surtout que la police ne soit pas prévenue, sinon il y aurait des représailles. Les cinq garnements disparurent au bout du terrain. L'heure de la séparation avait sonné, se tenant devant Jason et Elyse, Samuel avait pris une allure timide, amère et douloureuse, car son petit groupe avait trahi Jason, sans le défendre ni respecter le pacte de la solidarité.

- Les enfants, le repas est prêt ! cria Julien.

Ce soir-là, la famille Borel dîna dans le calme et la joie de se retrouver. Julien annonça à sa femme, qu'il se plaisait à la campagne, il arriva le moment où il posa la même question à ses enfants ; ces derniers évitèrent de répondre à la question.

- Jason, y aurait-il un problème, interrogea son père, le coin et le calme de la nature ne te convient pas ? Toi non plus Elyse ?

Les enfants échangèrent un regard complice.

- On à du mal à s'acclimater, c'est tout, ajouta Elyse. Il n'y a rien ici qui puisse retenir notre attention.
Maman Estelle eut un haut le corps avec un air de surprise :

- Il n'est pas nécessaire de s'énerver ma fille. De toute façon, je sais qu'avec Jason, vous allez vous y plaire.

Elyse, ressentit un profond dégout. En voyant le visage de sa s½ur, Jason eut peur qu'elle raconte ce qui s'était passé avec les cinq garçons, car elle ne s'était pas trop manifestée. Estelle et Julien échangèrent un regard, car ils se demandaient pourquoi leur fille réagissait ainsi. D'un autre côté, Elyse et Jason savaient qu'un soir il faudrait tout leur avouer. Mais pour éviter une peine à leur mère, qui n'allait pas les lâcher d'une semelle, ils préférèrent ne dire aucun mot. Il fallait rester impassible comme si rien ne s'était passé. Pour changer de sujet Elyse s'exclama :
- Ciel tout est propre et le rangement du linge a été fait, merci Maman chérie.

- Nous sommes fatigués, dit Jason, en bâillant. En tout cas, si cela ne vous dérange pas, je vais aller me coucher.
- Moi, aussi, ajouta Elyse.

- Attendez, dit Julien, je vous ai inscrits au collège Emile Zola, bâtiment du coin ; vous avez rendez-vous demain matin à dix heures trente au bureau du Directeur. Je peux d'ores et déjà vous dire que beaucoup d'enfants de nos voisins y sont inscrits

- Super, papa, lança Jason, nous allons connaître de nouveaux amis.
En réalité, Jason craignait d'y rencontrer la bande des cinq voyous qui semait la terreur. Comme ils se partageaient la même chambre, une fois couchés, Elyse et Jason ne s'endormirent pas. Ils parlèrent de la journée qui s'était passée et surtout de cette rencontre avec la bande des cinq garçons méprisants à la veste de cuir. Comment pouvait-il y avoir des problèmes à la campagne, alors, que d'habitude le calme y régnait ? Les provocations et les bagarres, se produisaient le plus souvent dans certains quartiers et le centre-ville. Pourquoi Estelle et Julien avaient-ils décidé de venir habiter ce coin perdu, alors, qu'ils se plaisaient à Saint-Etienne-du-Rouvray ? Ils trouvaient aussi très gênant d'avoir une seule chambre détruisant ainsi l'intimité entre frère et s½ur. Au bout d'un certain temps, Jason et Elyse sombrèrent dans un profond sommeil.

Le lendemain matin, au réveil, le temps était maussade et la pluie avait fait son apparition. Les enfants eurent du mal à sortir de leurs couettes. Ils avaient discuté jusqu'à une heure du matin. Le père Julien se dirigea vers ce qui ressemblait à une cuisine et trouva sur le buffet une lettre qui sentait le parfum.

- Merci, Estelle chérie, d'avoir pensé à moi.
En rejoignant son mari, Estelle était encore endormie, mais elle paraissait de très bonne humeur.

- Mais, de quoi parles-tu mon chéri ?
- De la lettre que tu m'as laissée, elle a un très bon parfum !
- Mais, mon chéri, je ne t'ai rien déposé sur le buffet ? Que me racontes-tu là ? Je n'ai rien écrit et je n'ai laissé aucune lettre ?
- Mais oui, regarde, coupa Julien, en lui montrant. Regarde !

- Désolée, mais ce n'est pas moi qui te l'ai envoyée, protesta Estelle. As-tu pris le temps de la lire, au moins ?

- Non, avoua-t-il. Mais je vais le faire.
Le sourire de Julien avait totalement disparu. Prenant la lettre dans ses mains, devant sa femme Estelle, il en commença la lecture :

Très chère famille Borel,

Je me permets de vous écrire aujourd'hui afin de vous annoncer une nouvelle importante. En outre, on m'a confié une mission vous concernant et que moi-même, j'ai la noble tâche d'accomplir. J'y reconnais sa grandeur et j'y ai mis tout mon c½ur à l'ouvrage. Ce que j'ai à vous dire va créer un changement dans votre vie.
Bien-entendu, vous êtes maîtres de votre destin pour choisir ou refuser notre demande. Ce que je sais, c'est que ma nouvelle dépasse la simple information. J'espère avec force que tout sera pris en compte. Je vous annonce officiellement, que vous avez été désignés élus par nos sages, car vos plus anciens ancêtres sont nés sur un autre monde, appelé : « la terre du Royaume Will » Cette planète a été créée par vos ancêtres, il y a environ six milliards d'années pour créer un monde où régnerait la paix. Je peux d'ores et déjà vous dire qu'il existe un livre où l'on y raconte leur existence. Cela pourra vous paraître inimaginable, absurde mais ils sont aussi à l'origine de la création du passage secret entre la Terre et Will, conçu pour créer la planète Terre et pour le développement de la vie humaine. Trois boules de cristal bleue, blanche et rouge ont été éparpillées dans toute la Haute-Normandie pour que personne ne découvre leur existance, ce sera à vous de les retrouver et de les déposer dans le fin passage secret que vous allez découvrir au fur et à mesure de la recherche des boules.en les réunissant le passage secret s'ouvrira et vous emmènera sur Will.
De plus, un problème majeur existe : Il y a toujours des gens qui habitent Will. Au moment où je vous écris, nos s½urs et nos frères subissent deux heures de catastrophes naturelles par jour, comme les tornades... C'est grâce à la direction des vents de la tornade que le passage secret entre cette planète et la Terre. Notre peuple vous souhaite bon courage et une réussite absolue. Mon nom est devenu célèbre au Japon incarnant les festivités et les danses.

Mokuami envoyé par le grand Maître de la planète Will.

C'est dans ces conditions que la lettre se termina, Julien et Estelle ne s'en préoccupèrent pas tout de suite, ils venaient de se réveiller, ils considéraient cette lettre comme une pure invention, telle une blague tout à fait banale. Comment pouvaient-ils croire qu'ils arrivaient sur la terre après un voyage d'un milliard d'années ? Alors, que les humains dépassaient rarement cent ans de vies.

- Ah, lança Julien, j'ai compris ! Elyse ou Jason doivent participer à un spectacle organisé par la direction du camping ? Et ils ont dû oublier cette lettre. Hier, j'ai vu une affiche qui l'annonçait. Elle a été posée sur la porte des toilettes générales. Je serai fier que l'un de mes enfants puisse avoir un rôle...

- Oui, tu imagines, approuva Estelle. Jouer l'élu d'une planète, qui est en quelque sorte un peu l'équivalent du président... Je m'engage à leur faire des déguisements, tiens ! Que penses-tu, chéri, si je fais cela avec du gris pour donner un aspect sauveur ? Oh ! J'imagine déjà notre fils Jason en train de répéter son texte... Je suis...

Une voix les interrompit. C'était celle de Jason, accompagné de sa s½ur qui ayant entendu la conversation de ses parents venaient de se lever.

- On n'a jamais eu l'intention de se ridiculiser dans un spectacle, ricana Jason. Et puis d'abord, qu'est-ce que c'est que cette lettre ?

- Elle est anonyme, se contenta de dire Estelle. Pourquoi nous cachez-vous qu'elle vient du directeur du camping ?
Ses yeux fixaient à la fois Jason et Elyse.

- Chérie, je crois que tu as gâché leur surprise, indiqua Julien.
- Mais puisqu'on vous dit qu'on n'a pas voulu y participer, s'indigna Jason.

Julien se gratta la tête.

- Bon, pardonnez-nous, dit-il. Puisque cette lettre n'est pas pour vous, elle n'a plus d'importance. Je suis sûr que c'est une mauvaise blague.

- C'est probable, ajouta Elyse, nous sommes des habitants nouveaux et des farceurs veulent nous taquiner. Rien de plus.

- Oui, sûrement, pensa Jason, l'air songeur.

Alors qu'il rêvassait, Jason entendit un son, c'était une voix qui l'appelait. La première fois, il se dit que cela devait venir de son imagination, mais lorsqu'Elyse prononça timidement : "qui est-ce qui m'appelle ?", alors que personne n'avait rien dit, il échangea un regard avec sa s½ur. Julien et Estelle avaient cessé de parler, lorsqu'ils se tournèrent vers leurs enfants :

- Personne ne vous a appelé, fit remarquer Estelle. Etes-vous bien réveillés les enfants ?

- Cette voix... demanda Jason, l'entends-tu, Elyse ?

- Oui, dit sa s½ur d'une voix faible. Je l'entends comme une voix qui remplirait par sa résonance l'infini du ciel... Et entrerait en écho au plus profond de moi.

C'était une voix assez grave qui ne cessait pas de les appeler, mais personne ne se rendit compte d'une présence humaine. Ni Julien ni Estelle qui écoutaient, n'entendirent aucune voix : ils étaient très inquiets pour leurs enfants.

Dans un premier temps, la voix se rapprochait d'Elyse pour prendre son corps, dans un second temps, elle prenait possession du corps de son frère. Désormais, la voix parlait à l'intérieur de leurs corps et chacun pouvait entendre : « Je suis la voix du monde, je m'appelle l'esprit du bien ». Jason répétait exactement tout à voix haute. C'était comme s'il jouait une scène théâtrale, alors qu'en fait, l'esprit du bien était en eux, dans leur c½ur et dans leur âme. Soudain, Julien ricana :

- Je le savais ! Vous vous préparez bien pour un spectacle, s'esclaffa le père sur un ton amusé. Vous en êtes à quelle scène ?
- Mais papa, on ne prépare rien. Tu n'entends pas la voix qui nous parle ?
- Non aucune voix... Et toi ma chérie ?
- Non plus !
Jason continuait de répéter ce que disait l'esprit du bien. Personne ne savait réellement que dire ou que faire. La voix se répandit maintenant en écho dans la tête d'Elyse et de Jason. Ce dernier continuait à répéter les mots qu'il entendait, sous le regard surpris et inquiet de maman Estelle.
- Je suis l'élu, envoyé par le Maître de la planète Will, répétait Jason.
- Oui, mais que nous veux le grand Maître de Will, demanda Elyse qui semblait avoir oublié sa timidité.
- Par la voix de Mokuami envoyé par Skye, le grand Maître de Will, toi Elyse et toi Jason vous devez retrouver les trois boules, d'après notre enregistreuse Karhwixx, se trouveraient en Normandie dans deux endroits : En Haute-Normandie ayant en son sein le pays de Caux, le pays de Bray et du Vexin, du Roumois, du Lieuvin, du pays d'Ouche, des campagnes du Neubourg et de Saint-André au Sud. Ou en Basse-Normandie entre Ouistreham, la région de Carentan, Caen, Avranches, Mortain et Falaise... Ce coin décrirait avec justesse l'endroit où l'enregistreuse signale un endroit où le sang a été versé. Vos ancêtres étaient au courant que les habitants de Will subiraient deux heures de catastrophes naturelles par jour, c'était le seul moyen pour réussir ce qu'ils voulaient arriver sur la planète bleue appelée « Terre ». Vous l'avez trouvée puisque vous y êtes !
- Donc, avez-vous trouvé les boules éparpillées on ne sait où en Normandie, s'exclama Elyse toute troublée ?
- Oui, bien-sûr, sinon je n'aurais pas trouvé le passage secret... Vous avez la délicate mission de retrouver les boules au pouvoir magique qui ont analysée la terre et qui nous permettront de supprimer les tornades sur Will.
- Oui mais nous sommes trop jeunes et sans expérience ?
- Moi non plus je n'ai aucune expérience, ajouta Jason, je ne peux pas repousser une bande de voyous et le Maître voudrait que je découvre les trois boules ? De plus il y a un endroit où l'on travaille le nucléaire... C'est dire qu'il faudrait une armée de trois millions d'hommes pour nous aider !
- Vous avez bien fait surtout toi Jason, car ta force est colossale. Tu es sans pouvoir voler identique au fameux « Superman » inventé par les humains.
- Mokuami, tu veux dire que si j'avais insisté je pouvais réduire à néant la bande de voyous ? Celle qui vient ennuyer le petit groupe d'enfants ?
- Bien sûr ! Ecoutez la parole de l'esprit du bien, même Elyse a la même force que toi et à tous les deux vous représentez la force de plus d'un million de soldats.
Elyse et Jason eurent un haut-le-corps avec un air de surprise. Les parents qui venaient d'assister à la conversation étaient tout bouleversés devant leur talent, car ils croyaient fermement que leurs enfants répétaient une scène théâtrale ; Julien et Estelle restaient sidérés devant les répliques qui paraissaient vraies.
- Bravo, les enfants. Votre façon de jouer est sublime, s'exclama le père Julien.
Maman Estelle regardait ses enfants avec une grande admiration. Elle qui était contre le théâtral, était devenue une adepte du spectacle.
- Mon Dieu quel talent prodigieux que vous avez... Vous dites les textes sans le lire ? C'est merveilleux, je suis fière de vous, leur dit-elle.
De leur côté, Jason et Elyse essayaient tant bien que mal de se débarrasser de cet esprit qui avait prit possession de leurs corps. Devant les mimiques de Jason, Julien se mit à rire. Elyse commençait à supplier : « Mokuami, esprit du bien, nous te demandons de partir, car nous sommes très fatigués. » Comme l'esprit du bien ne quittait pas leurs corps, Elyse se mit à pleurer. Julien regarda sa femme l'air désemparé.
- Mais chéri, tu ne vois pas que ses pleurs font aussi partie du spectacle, annonça Estelle avec un large sourire. Nos enfants ont un immense et merveilleux talent, c'est superbe !
- Oui, mais dans la réalité, voir ma fille Elyse pleurer, avoue que là, tu dépasses les bornes ! Je n'ai jamais vu un artiste pleurer réellement !
- Mais papa, nous ne nous sommes jamais inscrits pour jouer le rôle d'une ½uvre théâtrale, fit remarquer Jason.
Etant persuadée que ses enfants voulaient garder le secret jusqu'à la fin, Estelle préféra ne pas leur tenir tête, elle leur fit confiance et leur donna son accord.
- Je veux bien croire que votre histoire est réelle, les enfants, mais les esprits du bien... Cela n'existe pas voyons ! J'avoue que vous jouez mieux que les véritables artistes et Elyse... Ses pleurs ? Ses larmes étaient réelles. Fantastique !
- Alors, pourquoi aurions-nous répété tous les éléments de cette lettre ? s'indigna Jason qui, d'habitude arrivait à convaincre sa mère.
- Je n'en sais rien, expliqua Estelle, mais je ne peux pas croire au monde fantastique. Par contre, votre pièce a été jouée merveilleusement.
- Je suis d'accord avec votre mère, vous êtes de vrais artistes, répliqua Julien en riant.
Elyse et Jason se regardèrent et préférèrent ne pas insister. Ils repartirent dans leur " chambre".
- Je n'en reviens pas ! s'exclama Jason. C'est quoi cette histoire d'esprit du bien ? Pourquoi se manifester maintenant ? Maman et papa ont raison, c'est sûrement le fruit de notre imagination.
Elyse ne répondit pas.
- Mais parle, dis quelque chose, proposa Jason. D'après toi, Elyse, l'esprit du bien existe-t-il ou pas ?

Sa s½ur se remit à pleurer.
- Oh, pardon, je suis désolé Elyse. Tout cela m'énerve. Pardonne-moi.
- D'accord, dit-elle, avec une faible voix.
Ils demandèrent à leur parent s'ils avaient le droit de sortir et ces premiers acceptèrent. Ils savaient que les garçons iraient à l'école aujourd'hui, ils n'avaient donc rien à craindre. Un peu bêtement, ils se mirent à fouiller dehors à la recherche d'indices qui rendraient la lettre crédible. Ils ne trouvèrent aucun élément concrets, mais certains objets, comme des boules de pétanque les menaient de temps en temps, sur une fausse piste. Leur détermination prouvait bien qu'ils voulaient résoudre les énigmes. La caravane contenait que très peu de place et il était difficile de trouver quelque chose d'exact. Ils se mirent discrètement à chercher aux alentours, sans même se renseigner auprès de leurs voisins, car si la lettre disait vraie, ils seraient aux portes de la gloire. Beaucoup de personnes se moquaient d'eux en les voyant creuser le sol ou se mettre à quatre pattes. Chaque recoin était exploitable et les enfants savaient qu'en les voyants, ils seraient la risée de tous les habitants.
Le chef qui gardait le camping, s'appelait Maxime Bourgeois et avait observé Elyse et Jason depuis le début de leurs recherches. Les voyant à quatre pattes, il se rapprocha deux avec une grande curiosité :
- Bonjour les enfants, que cherchez-vous ? Vous avez perdu quelque chose ?
- Non, merci, ça va aller, nous nous exerçons un peu, avança Jason. Nous jouons « au coin gagné » Allez, une, deux, une, deux !
- (... ? ...)
Surpris par la réponse et en les voyants s'amuser, Maxime Bourgeois s'en alla vers son bureau. Jason pensa que si les cinq garçons à la veste de cuir les avaient aperçus, les voyous, sans foi ni loi, auraient explosé de rire. Ne sachant pas exactement où la vérité contenue dans la lettre voulait les emmener, les enfants observèrent chaque coin. Ils pensaient même que d'autres indices pourraient se trouver aux alentours du camping. De plus, si l'esprit du bien se manifestait, il risquait de se montrer en public...
- Pour l'instant, rien n'est crédible dans cette lettre, murmura discrètement Jason, lorsqu'il rentra, le souffle court.
- Tu as raison, précisa Elyse. Mais n'oublie pas la voix, qui elle, est réelle... Nous l'avons bien entendu tous les deux. Mokuami existe donc vraiment !
Jason approuva d'un signe de tête.
- Demain, nous reprendrons les recherches, dit-il. De toute façon, je n'ai aucune envie de rater l'école.
Pour la rentrée scolaire, Jason et Elyse avaient acheté leurs fournitures, des livres et des cahiers grands formats, pour les différentes matières qu'on allait enseigner. Elyse et Jason prirent un agenda. Ils avaient choisis également, des vêtements qu'ils aimaient, notamment des jeans, ou encore des pull-overs. Ils étaient très heureux de fréquenter un nouveau collège, mais ils se doutaient que l'adaptation serait longue.
- Vous êtes prêts, demanda Julien qui contemplait ses enfants. En tout cas, vous êtes vraiment beaux tous les deux.
- Merci, papa, ajoutèrent Elyse et Jason. Allez, bisous maman !
Ils embrassèrent leur mère et partirent pour le collège, en compagnie de leur père. Elyse et Jason étaient fiers de se faire des copines et copains au collège Emile Zola. Les cinq mauvais garçons se tenaient devant le portail et ils étaient considérés comme des caïds, faisant régner la crainte et la peur. Le frère et la s½ur attendaient que la barrière principale s'ouvre. Les cinq garçons donnèrent un regard de haine en direction de Jason. Le collège paraissait assez grand à première vue, il représentait une sorte de soucoupe grisonnante, avec des portes tous les dix mètres. La barrière principale était verte, des surveillants restaient devant afin d'organiser la sécurité des entrées et des sorties des élèves. Elyse commençait à transpirer parce qu'elle avait la gorge serrée par le stress. Jason était plus détendu, il avait l'habitude d'aller au collège. Comment allait se passer cette journée ? Ce type de questions ne cessait pas de revenir dans la tête des enfants Borel. Et si les grands portant veste de cuir allaient les embêter ? La sonnerie principale retentit. Julien quitta ses enfants. Elyse se mit à suivre un groupe d'écolière de son âge : Du cours de la sixième quatre, tandis que Jason accompagna ses camarades de la quatrième deux. Le stress disparut rapidement, car tous deux se firent des copains et des copines. Ils n'oublièrent pas le plus important dans tout cela : trouver des indices pour rendre la lettre qui était en leurs possessions crédible... Pour l'instant, ils n'avaient guère d'indices, cependant, ils savaient que les boules de cristal se trouveraient dans des endroits phares en Normandie. Tout au long de la journée, ils ne cessèrent d'y repenser. Pendant la récréation de midi, ils rencontrèrent les cinq garçons à la veste de cuir, les voyous sautèrent sur Jason et l'emmenèrent vers les toilettes à l'abri des regards ; Sans parler, le chef fit un signe de la main, les autres prirent Jason et lui plongèrent sa tête dans la cuvette des toilettes. Lorsque Jason fut relevé, le chef lui donna un grand coup- de-poing dans l'estomac qui le fit tomber par terre. En riant les cinq garnements disparurent en direction de la cour. Les surveillants étaient peu présents le midi, car il régnait un vacarme fou dans le réfectoire. Elyse contemplait la scène avec regret, car elle ne pouvait parler, ses mots se perdaient dans sa bouche. Elle demanda avec les yeux remplis de tendresse :
- Jason, je sais que ce n'est pas ce que tu désires, car tu as trop bon c½ur... Mais la voix de Mokuami nous a révélé que toi et moi possédions une force surhumaine, je t'en prie Jason défend toi ! Tu ne peux subir volontairement ces affronts ! Tu es un homme ! Ainsi nous pourrons savoir si la parole de Mokuami est bien réelle ?
- Je suis d'accord avec toi, s½urette, je n'ai pas peur de ces voyous, mais si en essayant de me défendre, il s'avère que nous n'ayons pas cette force, ces voyous vont m'écraser et me réduire en cendre. Allez, Elyse, pensons à notre mission. Ce qui est plus important.
Tout au long de la journée, Elyse et Jason se concentrèrent sur les indices. Pour Jason, les boules ne pouvaient se trouver dans le collège, cela aurait été trop facile si les auteurs de la lettre étaient des professionnels. Un peu découragés, ils n'y pensèrent plus pendant quelques petites minutes, mais ils se souvinrent vite qu'il restait toujours les manifestations surprenantes de l'esprit du bien. Lors d'un cours avec Monsieur Turpin, le professeur de français, Jason découvrit trois formes rondes, renfermées dans un sac marron, posées bien en évidence sur le bureau. Jason était placé avec un camarade devant son professeur. Il ne savait plus où il en était et de nombreuses questions envahissaient ses pensées ; il ne pouvait pas s'empêcher de se dire, que peut-être, les boules de cristal pouvaient se trouver au sein du collège, mais avec Elyse, ils restaient désarmés devant l'absence de preuves. Le professeur voyant le regard interrogateur de Jason, lui demanda sur un ton sarcastique :
Toi aussi tu es passionné par la pétanque ?
- Pourquoi me demandez-vous cela, Monsieur le Professeur, demanda Jason intrigué par la question.
- Bien, parce que tu regardes mon sac de boules de pétanque avec une attention particulière, dit-il en riant.
Le visage de Jason vira légèrement au rouge. Ses camarades de classe se mirent à rire en se moquant de lui, mais cette désagréable minute passa très vite. Durant toute la journée, lui et sa s½ur furent confrontés à maintes reprises à ce type de problèmes, à savoir des fausses pistes, même Elyse dans son cours pendant que Madame Billie, enseignait la physique-chimie, des bizarreries se produisaient : La professeur alla vers son placard pour y sortir une boule de cristal avec de la poudre ; intérieurement, Elyse crut de toutes ces forces, qu'il s'agissait d'une boule de cristal et croyait que son professeur détenait les trois boules secrètes, la pauvre femme lui expliqua qu'il s'agissait d'une expérience de chimie pour étudier la craie. De son côté, Jason écoutait son professeur de mathématiques échanger une conversation avec le principal du collège, à propos de boules. Lui aussi avait douté à son tour sur sa complicité ; mais il se rendit bien compte de son erreur. Vers onze heures trente, à la terminaison des cours, Jason rejoignit sa s½ur et sur le chemin, passèrent devant les cinq garçons à la veste de cuir, qui discutaient d'une expérience réussie avec un verre en cristal qu'ils avaient mis au soleil pour voir quel en serait le résultat. Elyse osa s'approcher pour leur poser un tas de questions, amenant un des garçons à la pousser et à la faire tomber à même le sol.
- Va jouer aux jeux des filles, ça va te développer les sens, dit le chef sur un ton vexant. Et ne t'avise plus d'écouter nos conversations ! Sinon, malgré que tu sois une fille, on te façonnera le visage à coups de cutter. Toi le frérot si tu as envie d'une autre leçon, tu n'as qu'à le demander.
- Attention, j'avertis gentiment, c'est la dernière fois que tu lèves la main sur ma s½ur... Tu as compris ?
Un autre garçon s'avança vers lui, menaçant :
- Dis donc, toi le rigolo, si tu nous cherches tu vas nous trouver.
Je te signale que je vais te casser la gueule.
Le garçon s'élança sur Jason, ce dernier profita de l'instant pour savoir si les paroles de Mokuami l'élu de la planète Will avait dit la vérité... Il prit le corps du garçon, le souleva au-dessus de sa tête et le jeta à cinq mètres de lui, sous le regard effrayé du chef qui annonça :
- Bon, toi le rigolo, tu as de la chance que nous sommes pressés. Allez, les gars, nous partons en vitesse.
Toute surprise, Elyse éclaira son beau visage d'un large sourire.
- Frérot, tu as réussi ! Tu as envoyé le gars à plus de cinq mètres de toi ! Mokuami ne nous a pas menti !
Les cinq garçons se sauvèrent en emmenant leur copain qui boitait après la chute. L'esprit du bien avait un réel effet sur Jason et Elyse. Maintenant ils seraient craints par les voyous. Soudain, le téléphone portable de Jason sonna :
Allô, qui est à l'appareil ?
- Bonjour mon fils, Tout se passe bien au collège ? Comment va se terminer votre scène théâtrale ? Il me tarde de savoir.
- Bonjour papa. Il ne s'agit pas d'une ½uvre théâtrale, mais d'un secret à découvrir, nous marchons sur les traces de nos ancêtres qui vivent sur la planète Will. Nous sommes aidés grâce à l'esprit du bien. Bientôt nous reviendrons sur notre planète ! Nous vivons depuis des millions d'années et...
- Ah, arrête mon fils, arrête, tu viens de me faire rire jusqu'aux larmes. Super cette pièce ! Magnifique ! Il me tarde de voir la réalisation sur scène.
- Mais papa, ce n'est pas un mensonge ! Nous sommes les descendants de la planète Will !
- Arrête mon fils, jamais je n'avais autant ri ! Cela veut dire qu'avec Elyse vous êtes de véritables artistes et vous avez un grand talent inimaginable. A tout de suite mon fils.
Jason allait encore se justifier pour expliquer la réalité des faits, mais le « tut tut tut » interminable sonnait indiquant la fin de la communication.

Lorsqu'ils rentrèrent le soir, après une longue et rude journée, Julien et Estelle Borel finissaient le ménage. Jason s'était inquiété de ne pas voir son père décrocher plutôt dans la journée. Son père lui répondit qu'il avait dulaissé son téléphone en mode silencieux.
- Enfin Jason, pourquoi dois-tu sans cesse répéter ton spectacle ? interrogea Julien.
Il n'était pas nécessaire que Jason raconte tout ce qu'il avait vécu ce jour-là avec cet esprit du bien, Julien penserait que ce serait les répétitions du spectacle que ses enfants seraient inscrits à un cours dramatique. Cela lassait Julien. Mais pourquoi l'esprit tenait tant à convaincre les parents Borel à une histoire vraie suite à la lettre qu'ils avaient reçu ? Quand croiront-ils la vérité ?
Une scène à laquelle cette famille était confronté depuis la reception de la lettre, il s'agissait de quelques disputes et ils se juraient de ne plus parler de ce soit disant spectacle. Là, ils pourraient échanger une conversation sereine.
- Nous avons eu une rude journée, papa, dit alors Jason. Nous sommes fatigués.
- Vos professeurs vous ont donné d'autres fournitures scolaires à acheter ? demanda Julien.
- Non, papa.
- Très bien, les enfants, allez vous reposer.
- Oui, nous allons nous détendre, dit Elyse, mais il faut regarder quel cours nous avons pour demain.
L'emploi du temps des deux jeunes se trouvait sur leur carnet de correspondance, au dos. Celui de Jason était assez chargé mais pas celui d'Elyse qui était meilleur. Un peu chanceux, ils n'avaient pas cours le lendemain. C'était mercredi et surtout un jour de repos, cela était une chance de plus de chercher de réels indices, sans que leurs parents s'en aperçoivent.
- Nous sommes en repos, dit Elyse d'une voix doucereuse, le sourire aux lèvres.
Elle venait de fixer son frère dans les yeux, d'un air de dire "nous allons chercher d'autres indices". Ce dernier lui rendit un sourire et une approbation de la tête.
Les soirées des Borel se passaient comme à l'accoutumée, à savoir qu'ils dinaient tout ensemble, se racontant la journée passée. Ce soir-là, un petit garçon costumé se présenta chez eux pour leur annoncer que la direction du camping avait organisé une soirée-repas en l'honneur de leur arrivée. Les Borel eurent une très grande surprise, eux qui n'étaient jamais invités. Le petit leur présenta la feuille du menu et ajouta qu'ils seraient attendu dans la grande salle des festivités, en présence de certains élus.
C'était une soirée qui devait se passer non loin du camping, dans une grande salle Municipale et où l'on réservait les grandes fêtes l'on réservait les grandes fêtes. Rien que d'imaginer toutes les viandes, toutes ces frites ou encore les desserts au chocolat qui seraient mis à leur disposition, ils en avaient l'eau à la bouche, eux qui étaient composés d'une famille modeste, à la limite de la pauvreté. Leurs repas étaient composés de soupes aux poiraux et de féculents, commes les pates et le riz qu'ils achetaient dans les supermarchés.
Ils avaient encore une heure pour se préparer, et les enfants partirent s'habiller. Ils enfilèrent de vieux pantalons ainsi que des t-shirts, quand aux parents, ils s'habillèrent de vieux habits confectionnés par leurs parents. Ils essayèrent de passer au mieux pour des personnes présentables. Dans un coin de sa tête, Elyse se remémora le fait que les cinq garçons pourraient bien revenir les embêter.
Lorsqu'ils arrivèrent dans la salle communale, Estelle ne put retenir sa surprise.
- Je ne savais pas que cette soirée était dansante.
- Moi non plus, avoua Julien. Profitons-en !
A leur arrivée, ils ne se sentaient guère à l'aise avec l'acceuil chaleureux de toutes et de tous. Malgré leur vieux vêtements, ils eurent le respect de la convivialité. A leur entrée, ils reçurent un interminable applaudissement, les gens s'étaient levés et demandèrent qu'ils se joignent à eux.
La salle était immense, elle était rectangulaire et ne comportait qu'une seule entrée, principale. A l'intérieur, il y avait de grandes tables qui formaient un grand rectangle de cinquante mètres de longueur et de huit mètres de largeur, réservées aux personnes invitées à cette soirée. Il y avait une grande sono, animée par un dj, dont le nom était affiché sur une grande banderole : DJ BRUNO. Les assiettes et couverts sur les imposantes tables donnaient un petit air riche. Tout au fond de la salle se trouvait une cuisine où les personnes habillées de blanc attendaient pour apporter les plats de chaque mets et servir séparément chaque convive.gérants s'occupaient des préparatifs, à savoir d'apporter tout le manger, ou encore de laver la vaisselle.
Soudain, Maxime Bourgeois, le chef du camping prit un micro. Il s'apprêtait à faire un discours.
- Mesdames et messieurs, bonjour, je suis honoré de vous avoir parmis nous et aussi quel bonheur de fêter l'arrivée de la famille Borel à nos côtés. J'espère que vous allez bien vous amuser et je vous souhaite une très bonne soirée, merci.
Bientôt, les échos des applaudissements se firent entendre dans toute la salle.
Les Borel s'assirent sur les chaises qui leur avaient été réservées à leurs noms. Les enfants se tracassaient sans relâche de savoir si les cinq garçons méprisants viendraient les embêter. Tout à coup, un groupe de cinq garçons s'approcha. Il s'agissait de Vincent Time et toute sa bande.
- Votre rentrée s'est-elle bien passée ? interrogea ce dernier en direction d'Elyse et de Jason, qui se sentaient rassurés soudainement.
- Oui, sava, répondit Jason, après avoir échangé un regard avec sa soeur. Et vous ?
Ils eurent des avis différents, mais globalement tout s'était bien déroulé pour eux, contrairement à Elyse et Jason. Les cinq garçons ne les avaient pas trop embêté cette journée-là mais Samuel Koumba avait prévenu ses amis qu'il valait mieux laisser tomber et éviter l'affrontement.
Durant la soirée, Samuel Koumba discuta de tout puis de rien avec Jason et les autres, contrairement aux cinq garçons à la veste de cuir qui ne cessaient de se balader à l'extérieur, comme s'ils s'apprêtaient à faire un mauvais coup. Visiblement, leurs regards ne dégageaient pas une sérénité particulière. Personne ne remarquait quoique ce soit de négatif à leur propos, il fallait dire qu'ils étaient très organisés lorsqu'ils en préparaient un coup. Mais ce soir, en préparaient-ils un ? La question méritait réfléxion.
Pourtant, tout était calme, il était vingt-trois heures et tout le monde profitait de cette admirable soirée. Il faisait très chaud. De temps à autre, Jason jetait un coup d'oeil pour voir si les cinq garçons méfiants manifestaient le moindre geste, le moindre faux pas.
D'habitude, Jason et les autres ne cessaient de s'inquiéter pour une éventuelle venue des cinq garçons à la veste de cuir, mais là, c'était différent. Ils se mirent tous dans la tête de prendre du plaisir en l'honneur de l'arrivée des Borel au camping. Tout se passait à merveille : les enfants jouainet, le dj mettait de la musique à volonté, les cuisiniers rangeaint la vaisselle, tandis que les adultes parlaient affaire ou encore Tiercé.
- Les cinq garçons ne sont pas là, fit remarquer Jason lorsqu'il se tourna vers ses amis.
- Pourrais-tu ne penser qu'à la soirée, ne serait-ce qu'une minute ? demanda Vincent Time qui vit que Jason n'avait lâché l'extérieur des yeux.
- Venez, dit Jason qui fit signe à Vicent Time et aux autres de les suivre, lorsque ses parents discutaient.
Ils se dirigèrent vers le seul endroit de la salle qui pouvait leur permettre d'échanger des secrets : les toilettes. Dans cet endroit, ils savaient qu'ils seraient tranquils car il y avait plein de toiles d'araignées mais surtout une odeur infecte. Visiblement plus à l'aise en présence de ses amis, Jason se chargea de tout leur raconter, de la reception de la lettre à leur journée de collège. Selon lui, ce n'était pas par hasard si les cinq garçons avaient un tel comportement.
- C'est irrationnel ! s'écria Vincent Time, lorsque Jason eut fini son récit.
- Cela n'a pas de sens plutôt, ajouta Jessica Scroutdansmonsac. Alors ça pourrait être le fameux esprit du bien qui en serait à l'origine.
- C'est ce que moi et Elyse pensons, déclara Jason, qui se dirigea dehors, à l'abri des écoutes indiscrètes.
Dès à présent, ils se situèrent sur le terrain de sport, au même emplacement où ils s'étaient rencontrés. Là, ils pensaient qu'ils seraient tranquils. Mais à peine Jason avait fini de dire ce qu'il voulait que des dessins apparurent là où tous les sept se trouvaient.
Bien tassés, ils représentaient des spirales de couleur blanche. L'inquiétude semblait dominer les sept amis, tandis qu'ils se surent guère que faire sur le coup. Comment des dessins avaient-ils pu apparaitre dans de telles circonstances ? Par une force surhumaine ? Malgré que tous les sept pensaient que les cinq garçons à la veste de cuir soient derrière tout ça, comment cela pouvait-il s'expliquer ? Les garçons possèderaient-ils des pouvoirs ? Ou bien est-ce-que l'esprit du bien y serait à l'origine sachant qu'il apparait dans des moments particuliers ?
Avec courage, Jason courut prévenir ses parents, qui se mirent à rire.
- Vous n'avez pas encore fini de jouer votre scène de théâtre ? demanda Julien qui refusait toujours de croire en la crédibilité de la lettre. Puis d'abord, où étiez-vous passés ?
Lassé d'entendre de telles paroles, il s'effondra en larmes.
- Comment veux-tu qu'on te croie ? interrogea Estelle, un peu déconcertée.
- Allez voir sur l'herbe où il y a le terrain de foot, dit Jason, en sanglots. Ce sont des dessins.
A leur arrivée sur les lieux, il y avait bien des dessins en forme de spirale qui occupaient toute la place du terrain en gazon.
- C'est de la craie vos dessins, fit remarquer Julien. C'est donc là que vous répétez le plus souvent ?
Il éclat de nouveau de rire.
- Répéter ? répéta Vincent Time. Monsieur, ces dessins sont apparus sur le sol comme par magie. V...
Mais déjà Julien et Estelle étaient repartis, des larmes de rire aux yeux. Les éléments crédibles qui prouvaient qu'un monde surnaturel avait été créé se multipliaient mais les parents Borel refusaient d'y croire, pourtant, dans la lettre, c'était Julien qui était l'élu de la planète créée par leurs ancêtres... Avec cette craie, Julien eut du mal à croire à une apparition surnaturelle mais plutôt un simple dessin.

# Posté le lundi 05 mai 2008 14:49

Modifié le jeudi 27 août 2009 04:09

2 ème partie de mon roman

Vincent et ses amis restèrent sur le terrain, ne sachant que dire. Des incompréhensions volaient en éclat dans leur tête. Jason qui leur avait raconté son expérience avec l'esprit du bien et maintenant les fameuses apparitions qu'ils venaient de vivre dans le monde réel, les avaient laissé ébahis... Etait-ce un effet de leur imagination ? Les cinq garçons à la veste de cuir se tenaient sur le terrain à l'endroit de l'apparition. Jason et ses amis étaient en pleine discussion sur le mystère qu'ils venaient de voir. Les cinq mauvais garçons étaient baissés, le chef en riant, montrait et semblait expliquer aux autres l'évènement. Jason et le groupe d'amis s'avancèrent.

- Etes-vous à l'origine de ces dessins, demanda Jason en désignant du doigt l'endroit ou les traits blancs en spirale étaient encore visibles.

        Le chef éclata de rire, suivi de ses copains.

- Que veux-tu insinuer, Blanc-bec ? Que moi, le grand Fight et mes potes seraient à l'origine de ces dessins ? Je pense que tu es malade ainsi que tes amis. 

Jason ajouta avec un très grand sourire et une grande sérénité :

- Ceci est une drôle d'idée... Je ne veux pas le faire croire... J'en suis sûr ! ...

Vincent Time, discrètement lui donna un coup de pied, ce qui le força à se raviser.

- Non rien, dit Jason. Je ne voulais rien dire.

- Il vaut mieux, dit Fight d'un ton hargneux. Bon, sur ce, salut.

En sachant que la salle contenait presque tous les convives, les cinq garçons préférèrent s'en aller. Jason était persuadé que Fight et les autres étaient à l'origine de ces évènements surnaturels. De nombreux éléments laissaient croire qu'ils étaient les auteurs de ces dessins, pour être venus au rendez-vous sans y avoir été invités et cette façon de fuir la conversation, comme celle entretenue quelques instants plus tôt.
        L'heure finale arriva et les convives félicitèrent Monsieur le Maire et la municipalité pour cette magnifique soirée. Sur le chemin du retour Elyse, Jason et ses amis marchaient devant en direction des caravanes, d'autres se dirigeaient vers leurs habitations situées dans la commune. Il était clair que Jason et Elyse désiraient à tout prix connaitre le véritable auteur de ces dessins. Une question se posait à eux : « Qui avait intérêt à faire croire à une manifestation surnaturelle... »

        Durant les jours suivants, les Borel oublièrent le contenu de la fameuse lettre, Jason et Elyse ne cessaient pas de se creuser les méninges, seuls à l'écart, ou en présence de leurs amis. Ils étaient persuadés de plus en plus à la culpabilité de Fight et ses potes. Il fallait trouver les éléments qui les rendraient au minimum suspects. Jason n'attendait qu'une chose, que ses parents puissent croire à leur histoire.
       Lorsque Jason donna un rendez-vous à ses amis sur le terrain de foot, les dessins en spirales étaient toujours là, des gens venaient et s'arrêtaient par curiosité pour regarder l'étrange dessin qui restait intact comme au premier jour. Certains ressentaient une oppression et une crainte, ils préféraient repartir et s'éloigner de cette vision. Désormais, une autre question trottait dans les esprits des sept adolescents : dans quel but étaient apparus ces dessins ? Ils réfléchissaient sur la question et Samuel s'impatientait :

- Je suis sûr qu'il y a un code ou un message à travers ces dessins, conclut Jason.

- Ah ouais ? Pourtant je ne vois rien d'écrit en français, moi, s'exclama Jessica Scrout.

- Mais non ! fit Jason, d'un geste de lassitude. Je pense que les spirales indiquent la forme d'une langue.

     Pendant quelques secondes il y eut un grand silence. Tentant de comprendre comment il pouvait déchiffrer le message-spirales, Jason passa son doigt sur une d'entre elles et vit apparaitre une lettre à la place. C'était un « C ». Il regarda les autres, tout aussi impressionnés que lui et s'assura que personne ne les observait. Les six autres adolescents l'aidèrent et au final, ils obtinrent un résultat pour le moins choquant.

CHATEAU HANTE

      Qu'est-ce que cela pouvait-il bien dire ? « Château hanté » ? Samuel Koumba réfléchit, pour trouver une signification éventuelle. Mais ils ne découvrirent rien, jusqu'au moment où une lettre tomba du ciel, sans que personne ne puisse remarquer sa trajectoire. Elle contenait des inscriptions en forme de spirales, avec de la craie. Jason passa un doigt sur chaque minuscule spirale, ce qui ne prit que peu de temps et déchiffra le message suivant :

     « Ne cherchez plus, les boules de cristal de couleur bleue et blanche, elles se trouvent en Normandie, dans un château hanté, tandis que celle à la couleur rouge se situe dans un jeu électronique près d'une plage où du sans humain a été versé. Jason, toi Elyse ainsi que vos amis, vous êtes les seuls sur Terre, à avoir cru en l'existence de notre monde, vous seuls pourrez pénétrer dans le jeu. C'est ce que l'on appelle la force willienne. Les terriens pourraient nous contacter, mais pour le voir, il faut qu'ils croient à notre monde. Sans cela ils ne pourront jamais nous atteindre. Will est une terre éloignée de plusieurs milliards d'années lumière et cette terre est un vrai Paradis. Alors, les enfants, il faut se mettre au travail. »
                                                                                                                                                                    
       Comme à l'accoutumée, les lettres étaient anonymes et surprenantes. Quand il rentra chez lui, Jason hésita à la montrer à ses parents, alors il la garda pour lui, avec l'accord d'Elyse et les autres. A partir de là, l'amitié se renforçait entre Jason, Elyse, Vincent Time et les autres amis. Désormais, il ne pouvait plus reculer devant une telle situation : il y avait trop d'éléments qui prouvaient l'existence de ce monde. Malgré tout, Jason décida de montrer la lettre en spirales à ses parents. Julien lança un mauvais regard et sa voix monta d'un cran :

- Qu'est-ce que c'est que ça ? Encore une de tes plaisanteries de spectacle ? Au début, pour ta mère et pour moi, cela était marrant, mais maintenant, comprends que cela commence à nous fatiguer.

       Jason choisit de ne pas répondre à son père, il savait qu'il aurait mal réagi, étant donné son énervement soudain. Elyse qui était toujours en présence de son frère, restait à côté des deux garçons, sa timidité la rongeait. Elle finit par dire :

- Papa, que tu le veuilles ou non, cette lettre prouve bien qu'il existe un monde créé par nos ancêtres.

     Cette fois, le visage de Julien était devenu sombre et son cerveau était en ébullition, Des gouttes de sueur s'évaporaient de son front dégarni, ses mains tremblaient. Jason ne bougeait pas, mais gardait une certaine lucidité, tandis qu'Elyse baissait la tête. Estelle dans son fauteuil faisait de la couture, elle ne savait plus quoi dire ni quoi faire.

- Vous appelez votre torchon, une lettre ? C'est toi qui as fait ces dessins, Elyse ?

     Elyse fit "non" de la tête.

- Il faut passer son doigt sur les spirales et un message apparaitra.

     Julien éclata de rire, mais pour une fois, Estelle ne partagea pas le même sentiment que son mari, sans forcément donner son avis.
    Pour vérifier l'explication d'Elyse, Julien passa ses doigts sur les spirales. Mais rien ne se produisit, Jason ne pouvait que ravaler sa salive, Elyse n'exprimait guère ses sentiments.

- Où est le message, demanda Julien qui avait retrouvé son sérieux. Vous avez dessiné cela avec de la craie ? Toute la feuille est blanche ! Mais pourquoi mentez-vous ? Bon sang de bonsoir !

- Ne vois-tu pas le message, papa, demanda Jason, sur un ton de supplique, car il craignait son père et le considérait comme une haute autorité.

- Non je ne vois rien ! Vous me prenez vraiment pour un saltimbanque... Moi, le père.

     Suite à cette petite altercation, Estelle demanda :

- Puis-je voir cette lettre, mon amour ?

- Tiens, dit Julien très étonné, en ne sachant encore ce qu'allait dire sa femme.

    Quand elle prit la lettre, elle vit le même message que celui qu'avait lu Jason auparavant. Elle lut le texte à voix-haute et lorsqu'elle eut terminé, des réactions prirent part dans toute la pièce.

- Qu'est-ce que c'est que cette mascarade ? Toi aussi Estelle, tu es avec eux ? Vous voulez me faire passer pour fou ? Il y a rien sur cette fichue feuille ! Ne me racontez pas de sornettes !

Tout à coup, La mère Estelle s'écria :

- Mais je t'assure mon chéri, que moi aussi, qui ne croyait pas, je vois un message, c'est incroyable ! De plus, le message est très important.

- Je ne vois rien, moi, s'énerva Julien, qui sentait qu'il n'avait plus le soutien de sa femme. Je comprends que tu veuilles défendre tes enfants, mais quand même !

    Estelle arrêta soudainement tout mouvement, les autres firent de même, comprenant qu'elle voulait dire ou faire quelque chose.

- J'ai compris, dit-elle soudain. Si les enfants voient tous ces éléments que nous, nous percevons comme ceux d'un spectacle auquel ils participeraient, c'est parce que ce sont des éléments qui leur permettent de croire. Comme en fait, nous voyons maintenant les messages, il faudra croire pour voir ce monde créé par nos ancêtres. Regarde chéri, depuis que nous croyons en ce spectacle, on ne voit pas ce monde, alors que si nous nous forçons pour dire que ce monde existe, nous pouvons le voir tel qu'il est. Le découvrir serait merveilleux, ainsi que pour d'aider nos enfants dans cette mission.

   Jason échangea un regard surpris avec sa s½ur.

- Cela expliquerait la présence de l'esprit du bien alors, fit remarquer Jason.

- Non ! Non ! Non et non, s'écria Julien avec force. Vous n'allez pas bien, non d'une pipe ! Je vais appeler le médecin.

- Mais mon chéri, crois-tu que depuis le temps, nos enfants se moqueraient de nous ? Force-toi à croire en ce monde, s'exclama Estelle. Et tu le verras comme je commence à l'entre voir.       

Julien s'ébouriffa les cheveux, tapa du poing sur la table, cria un bon coup, se moucha longuement, prit sa respiration ainsi qu'un verre d'eau et reprit :

- Comment voulez-vous que je crois en un monde, qui serait à des milliards d'années lumière et que nous viendrions de là-bas ? Ce n'est que dans les contes de fée et histoires pour enfants que les mondes surnaturels existent. Nous aurions quel âge ? Des millions d'années ? Vous êtes malades.

D'un geste d'agacement, Estelle poussa un petit grondement guttural. La voix de Julien se fit plus douce à l'attention de sa femme :

- Pardonne-moi ma chérie, mais moi, je ne vois qu'une feuille blanche, même en m'efforçant de croire en ce maudit monde...

   Estelle et ses enfants haussèrent leurs sourcils en même temps.

- Vous ne me croyez pas ? Vous voulez connaître ma pensée, je vous dis que je vous... Heu, pardon !

- Oui, on le sait, coupa Estelle, seulement, moi aussi je n'y croyais pas et je suis bien obligée maintenant d'y croire. J'ai moi aussi vu le message. Mais si tu veux que nous soyons malades tu n'as qu'à nous traiter de fous... Je comprends maintenant la souffrance de nos enfants. Fait un grand effort mon chéri.

- Très bien, je veux bien y croire à ce monde, mais s'il n'existe pas... Je vais devenir la risée de tous !

- Il existe, mon chéri. Rien que par le fait d'imaginer qu'il n'existe pas, tu ne peux pas le voir.

   Julien se concentra, plus aucun bruit ne surgit dans la pièce. Il ferma les yeux, prit la lettre dans ses mains et, au bout d'une dizaine de minutes, il les rouvrît. Soudain, il eut un cri de surprise :

- Ciel ! Je vois le message ! je vois le message !

  Alors, comme les autres, il le lut à haute voix.

- Cela me fait tout drôle, je n'arrive pas encore à y croire... Mon petit garçon Jason, je suis en train de rêver ! Que vous avez dû souffrir devant notre façon d'agir ?

    Le visage de Jason s'éclaira d'un magnifique sourire à l'attention de son père qui en était tout fier et heureux. Estelle regarda son mari avec tendresse.

- C'est bien, mon amour. Enfin, nous allons pouvoir aider nos enfants.

Elyse les larmes aux yeux et Jason se blottirent dans les bras de leur mère. Le père se laissa choir sur une chaise et annonça :

- Le pire dans tout ça, mes enfants, c'est que je refusais de vous croire depuis le début, surtout avec cette fameuse histoire de spectacle. Et au final, je viens de me rendre compte que vous aviez raison.

- Merci papa, dit Elyse d'une voix aiguë.

  Comme sa femme, Julien, à son tour en eut les larmes aux yeux : il était tellement rare que leur fille parle.

- Ah ! fit Julien, je sais que je me répète, mais ça me fait drôle de savoir qu'il existe un tel monde. Nous sommes les descendants venus du ciel et nous voyageons depuis des milliards d'année lumière... Mais qui sommes-nous ? Peut être nous sommes des anciens humains qui sont morts et qui arrivent du Paradis, pour alerter les âmes afin qu'ils se préparent pour le grand voyage...

- Il ne nous reste plus qu'à trouver l'auteur de cette lettre, répliqua Jason. Ainsi que ces dessins en spirales sur l'herbe que seuls ceux qui croient en Will peuvent voir. Et celle qui nous a annoncé que nous étions les ancêtres des Borel, créateurs de Will.

- C'est simple, cela doit être l'esprit du bien, dit Elyse d'une voix douce qu'on eut du mal à entendre.

- C'est très Bien ma chérie, dit Estelle. Parle, ouvre ton c½ur !

- Pour ma part, je dirais que ce n'est pas une idée à exclure, dit Julien. Ce fichu esprit est démoniaque. Il serait prêt à tout, je le parierais.

  A la suite, Julien voulu se remémorer le contenu écrit de la lettre annonçant qu'il y avait un monde nouveau et surnaturel. Il savait désormais qu'elle disait vrai et tous les éléments s'y rapportant seraient tout aussi véridiques. Le seul problème, c'était qu'elle eut dit que les boules de cristal se trouvaient dans un endroit en Normandie et sur une plage ayant déversé beaucoup de sang humain.

- Je pense que c'est parce que je ne voulais pas croire en ce monde qu'ils n'ont pas insisté, affirma Julien, comme si la réponse devait être donnée sur le moment-même. Comment ai-je pu être aussi incrédule avant de voir cette révélation ?

- Tu n'as pas été le seul à l'être, ajouta Estelle, avec un sourire malicieux. Le spectacle était la thèse la plus probable. Désormais, tout cela est fini, il ne faut plus y penser.

- Ce n'est pas évident, avoua Julien.

   Estelle se mit à réfléchir :

- Maintenant, un travail énorme nous attend. Le seul problème, c'est que je ne vois pas de château hanté en Normandie. A moins qu'il fût créé, uniquement pour ceux qui croient en ce monde, à la planète Will.

- Si c'est le cas, c'est très fort, admit Jason.

    Comme d'habitude, Elyse approuva de la tête. Jason proposa :

- Dis, papa, pourrions-nous faire venir nos amis, Vincent Time et les autres, dans notre aventure ?

- Pourquoi faire, répondit Julien, d'un ton cassant. Sont-ils gentils tes fameux amis ?

- Eh bien, le fait est qu'ils nous ont aidés moralement et ils nous ont cru pour Will.

- Bon, ça va, décréta Julien, tu n'auras qu'à leur demander. De toute façon, nous ne savons pas encore où se trouve le   château hanté.

- Tu sais papa, fit Jason, je suis sûr, que nous allons encore recevoir une lettre...

- Peut-être, fiston, dit Julien avec un large sourire. Pour le moment, avec Elyse, allez prévenir vos amis pour leur dire qu'ils peuvent venir chez nous et qu'ils appartiennent à notre équipe.
































Chapitre 6

« Une équipe de choc »


           Jason et Elyse sortirent sur-le-champ, avec comme idée en tête d'aller tout raconter à leurs copains, ils iraient jusqu'à les convaincre de venir avec eux. Jason était aussi partagé par l'inquiétude, suite à l'auteur  des lettres écrites en français et en spirales. Il était remonté contre Fight et ses amis, il se persuadait sans cesse, que c'était lui le responsable de tous ces évènements, cela se voyait à leur comportement, c'était trop flagrant. Malheureusement, il se devait de ne pas agir tout de suite, afin de trouver les boules de cristal. De plus, Fight passait son temps à tourner autour de Jason et les autres amis. Dans ces conditions, comment pouvait-il préparer toutes les lettres anonymes et construire le plan qui les amènerait au château hanté et au jeu électronique... Jason se trouvait dans une attitude indécise... Il pensait à la fois, à la culpabilité de Fight, s'il en était à l'origine et d'un autre côté, il pensait que tous ses déplacements devenaient improbables.

- Hey ! Salut les gars, s'exclama Jason en voyant Samuel et ses copains sur le terrain de sports.

             Il s'approcha d'eux et leur serra la main. Les dessins en spirales étaient toujours là.

- Alors, mon vieux et l'école, dit Samuel en s'adressant à Jason. Et toi, Elyse ?

- Très Bien, se contenta de dire Elyse.

              Jason allait dire quelque chose, quant soudain, sa s½ur lui coupa la parole :

- Vous me voyez désolée, car je suis obligée de partir.

- Qu'est-ce qui lui prend, interrogea Samuel, intrigué.

- Je ne sais pas, je ne l'ai jamais vu comme ça, affirma Jason. Elle est de moins en moins timide en ce moment, je la trouve changée.

- Cela, est un bon point de départ, si elle pouvait se débarrasser de cette fichue timidité, ajouta Samuel d'un ton qui se voulait rassurant.  Jason, laisse-là pour le moment, c'est mieux.

- Samuel, toi, tu es amoureux d'elle !

- N'importe quoi ! Et si on parlait de Fight au lieu de parler de ta s½ur ?

            Il préféra chuchoter, par crainte de voir Fight arriver.

- Il faut que je vous raconte quelque chose d'important, dit Jason qui avait retrouvé son sérieux.

            Il leur dévoila son histoire, la compréhension de ses parents à leur croyance sur l'existence de Will et à l'intrigue sur le fameux château hanté ainsi que le jeu électronique. D'ailleurs, la proposition de départ de la grande aventure pour Samuel et les autres s'avérait imminent.

- Si je comprends bien, dit Samuel, tu voudrais que nous t'aidions à résoudre tout le mystère qui plane autour des lettres et retrouver les boules de cristal. Moi, je suis sûr que dans cette affaire, Fight et sa bande sont coupables. Pourquoi chercher ailleurs ?

- Serais-tu en train de refuser ma proposition, demanda Jason, un peu vexé.

- Non, mais je trouve que tu compliques ta vie, Fight ne peut pas être le seul auteur de ces lettres.

- Certes, mais si tu nous aidais à trouver les boules de cristal et ce fichu château, je serais plus rassuré. Il y a beaucoup trop d'éléments qui prouvent l'existence de ce monde et ce, avec ou sans l'implication de Fight.

- Jason, si nous réfléchissons bien, annonça Samuel, les dessins apparaissent sous nos yeux sans la présence de Fight ? Il faut que nous arrivions au bout du chemin pour comprendre cette passionnante aventure, mais d'abord, il faut que je demande aux autres, s'ils sont d'accords pour aller jusqu'au bout.

- Nous sommes et nous serons avec toi, dans l'aventure, intervint Jessica Scrout. Il n'est pas nécessaire que Samuel parle pour nous.

              Pour Samuel qui passait toujours pour le chef de son petit groupe avec son autorité, Jessica venait par ses mots lui retirer son titre. Pourtant, il avait toujours prit les bonnes décisions, il savait ce qui était bon et le mieux pour tous.

- Très bien, trancha Samuel. Nous allons t'aider. Je crois que pour convaincre nos parents il serait préférable de leur dire que nous avons quelques jours de vacances.

              Jason eut le sourire aux lèvres. Il fut parcouru d'un frisson de bonheur et de soulagement, car une première étape difficile venait de se terminer. Convaincre ses amis, la tâche était semblable à accomplir dans la difficulté l'ascension d'une montagne.

- Merci infiniment, dit Jason, rassuré. Vous êtes mes amis et pour moi, cela compte énormément.

               Ils firent ensemble une ronde en se prenant par le bras : un lien fort venait de les lier, malgré que la victoire soit jugée incommensurable.

- Je vous remercie à toutes et à tous, surtout, il ne faut pas que Fight soit informé de tout cela, dit Jason.

- Comment veux-tu qu'il l'apprenne, interrogea Vincent, qui sentait que Jason était tendu.

- Il ne faut pas qu'il entende quoi que ce soit sur ce que l'on vient de dire. Il faut le coincer en beauté ! Si c'est bien lui qui est derrière toute cette affaire.

- Très bien, approuva Samuel, c'est comme si c'était fait. Tu vas avoir une équipe de choc !

               Jason sourit, mais tout à coup, il ressentit des douleurs dans le ventre, son c½ur battait la chamade et il avait mal à la tête. La suite fut très étrange : il s'écroula sur le sol. Il fit un rêve durant lequel, il apprenait qu'il avait décidé de ne plus obéir à Fight ; Jason était perdu. Etait-ce un rêve ? Il entendit des voix qui revenaient souvent, des murmures provenant de ses amis, mais c'était la seule chose qu'il pouvait faire : il était dans une sorte de paralysie. Il était certain qu'il désirait se redresser, pour prouver à ses amis qu'il était fort, mais on aurait dit qu'une force puissante l'empêchait de se relever.






















Chapitre 7

« Un mystérieux malaise »


              Samuel et les autres se précipitèrent pour porter secours à Jason. Ils pensèrent de suite à une intervention de l'esprit du Bien, qui n'avait pas cessé de se manifester auparavant dans des moments phares. Jessica Scrout ne pensait pas que cette hypothèse soit véridique, elle savait bien qu'il se montrait pour convaincre. Pourquoi devant ce malaise, ne pas aller à la caravane pour prévenir ses parents ? Elyse se baissa et le secoua gentiment.

- Jason ! Jason ! Réveille-toi. Jason !

Les badauds étonnés arrivèrent pour se mêler au groupe. Elyse se releva et s'adressa aux autres amis :

- Pouvez-vous m'aider, les gars ! Samuel, peux-tu m'éclairer sur ce que vient d'avoir mon frère ?

- D'accord pour notre aide, répondit Samuel, mais il est très difficile de savoir ce qu'il a ? Il s'est évanoui tout à coup et il s'est écroulé comme une masse. Son état doit être déficient et avec cette histoire il doit manquer d'énergie. Il doit avoir besoin de vitamines.

Samuel, nous allons l'emmener à la caravane, maman va s'occuper de lui.

- Ok ! Elyse.

              Soudain, Jason se réveilla, ce fut en présence d'un tas de monde. Jamais dans sa vie il n'avait vu autant de personnes autour de lui, ils les comparaient comme des pigeons à qui l'on donne des miettes de pains. Il se sentait mieux, son visage rayonnait un peu. Ses mains étaient moites et il tremblait légèrement. Quant aux autres présents, ils discutaient de l'accident de ce dernier, Estelle avait un visage blanc comme un cachet d'aspirine, par cet attroupement le papa Julien était venu et impatient faisait les cent pas. Les badauds contemplaient l'état de santé de Jason, d'autres adressaient des questions.

- C'est la fatigue, ça, dit une voix dans la foule.

- Il faut le laisser se reposer, lança une autre voix.

             On porta Jason dans le bâtiment le plus proche. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il découvrit le visage de sa mère et de son père, celui d'Elyse et de ses amis. Véritablement, il se trouvait dans un endroit lugubre, froid, même amer. La pièce sentait les produits domestiques. La porte était munie d'un petit panneau de bois avec une croix rouge, le lieu devait être une infirmerie... Les badauds avaient disparu. Il y avait une atmosphère de mort. Soudain une voix retentit :

- Cette cave est aussi une infirmerie, expliqua Maxime Bourgeois à Julien Borel, alors que Jason avait reprit conscience.

Comment vas-tu mon fils, demanda Julien, le visage rempli de bonheur.

- Mon fils chéri, répéta Estelle. Oui, il faut dire que tu nous as fait une peur bleue ! Si ta s½ur et tes amis ne nous avaient pas prévenu à temps, je ne sais où je t'aurais retrouvé à l'heure où je parle.

              Effectivement, il y avait du beau monde dans la petite pièce. Principalement, les parents Borel, sa s½ur Elyse, les amis de Jason, sa s½ur, les dirigeants du camping et une infirmière ne cessaient pas de s'agiter, en questionnant Jason sur son état, lui qui n'avait rien demandé était entouré de personnes les plus pauvres. Jason, ses parents et Elyse avaient les larmes aux yeux.

- Tout cela fait bizarre, fit remarquer Jason. Tout ce monde présent autour de moi... Je n'ai jamais eu de traitement de faveur avant, lorsque nous habitions à Saint-Etienne-Du-Rouvray. Cette ville est superbe !

- Oui, c'est vrai, approuva Estelle, qui tentait d'oublier l'évanouissement de son fils. Je vous remercie à tous.

           Il était conscient, mais pas totalement en fait, sa vue demeurait encore un peu trouble et quelques membres de son corps paraissaient engourdis. Le sang bouillonnait dans ses veines, il voulait se lever rapidement, montrer à ses proches qu'il avait récupérés et qu'il était prêt pour l'aventure. Visiblement, l'infirmière n'était pas de cet avis, enfin, elle ne voulait pas qu'il fasse d'efforts dans les jours qui suivaient.

- Il est dans un piteux état, insista l'infirmière, regardant Julien, qui voulait que son fils l'accompagne aussi.

- Nous avons une mission importante, dit Julien.

          Estelle le pinça, il ne s'était pas rendu compte qu'il venait de faire une erreur.

- Enfin bref, nous avons besoin de lui, rectifia Julien. Pouvez-vous être indulgente, s'il vous plait ?

          L'infirmière ne savait pas ce que Julien avait derrière la tête, mais elle était décidée à ne pas laisser Jason se relever avant un bon bout de temps, il était encore faible selon elle.

Là, une idée improbable vint à l'esprit de Jason : et si l'infirmière faisait partie de la mission... Etant donné qu'elle s'acharnait à vouloir garder son patient ? Il voulait lui poser la question, mais il préféra ne rien lui demander.

- Te sens-tu bien Jason, demanda la mère.

- Oui, maman, je vais mieux, je vais bien. Je peux me lever.

            C'est ce qu'il fit sans rien avoir, comme troubles ou maux de ventre, sous la stupéfaction de l'infirmière. Mais très rapidement, il se tint la tête et eut une douleur qui s'avéra passagère. L'infirmière fut agacée par cette vision et elle se mit en colère :

- Tu le fais exprès ou quoi ? Tu viens de simuler un malaise, n'est-ce pas ?

- Mais Madame, interrompit Julien. Ce n'est qu'une douleur passagère. Mon fils est sur pied grâce à vos soins.

             Cette dernière s'excusa sur-le-champ, expliquant qu'elle avait cru pendant un moment que Jason avait simulé les malaises. Elle paraissait très préoccupée. Elle prit le temps de s'asseoir et de respirer, le visage incrédule.

- Je suis sûr que c'est l'esprit du bien, qui est à l'origine de votre reproche à mon fils, lança Julien.

- De quoi parlez-vous, Monsieur Borel, intervint Maxime Bourgeois. Vous dites n'importe quoi ! Vous dites tous n'importe quoi !

- Je crois que ça va aller désormais, dit l'infirmière. Je veux dire, en ce qui concerne votre fils. Il marche correctement, il peut partir.

Les enfants appartenant à l'équipe des Borel, Samuel Koumba, Jean Naimarre, Jessica Scrout, Vincent Time et les autres crièrent en ch½ur dans un élan de joie.
             Lorsque la famille Borel et tous les amis quittèrent la cave-infirmerie, quelques minutes après avoir laissé le personnel en présence de l'infirmière, tout le monde était soulagé que cet épisode ait une fin. Jason était sorti d'un coma difficile, il allait parfaitement bien. Julien décida qu'il était préférable de partir dans l'immédiat, à la recherche de ce château hanté. Devant le grand honneur donné en faveur des Borel par le Maire et la municipalité, les parents des autres gamins les laissèrent partir avec joie et confiance.

- Vos parents doivent être réticents pour vous laisser nous accompagner, n'est-ce pas, demanda Julien, dans l'espoir de partir sans les amis de ses enfants.

- Non, ils n'ont rien dit, au contraire, ils ont une très grande confiance en vous, répondit Samuel, chacun de nos parents ont même laissé un petit mot pour vous. Regardez !

              Chaque attestation autorisait les enfants à rester chez Monsieur et Madame Borel. Julien ne chercha pas à en savoir plus, le visage rempli de joie, ayant requis dans son c½ur toute espérance ; ils pouvaient tous se concentrer sur la mystérieuse destination. De toute manière, le plus dur serait le futur qui les attendait, le vaisseau à récupérer, mais il faudrait aussi, qu'ils évitent tous les pièges.

              La première chose à faire était le départ vers le château hanté, mais les détenteurs des boules de cristal avaient laissé aux Borel et aux amis de Jason, un simple mot écrit en langue spirale, c'était à eux de chercher où le château pouvait se trouver, devant faire preuve d'un sens irréprochable de l'aventure. Julien était un homme mûr qui était toujours sain d'esprit, mais les enfants faisaient preuve d'une grande solidarité de groupe, ainsi, eux aussi étaient capables d'apporter suffisamment à l'avancement de l'enquête. Soudain il s'adressa aux enfants :

- Je suis désolé, mais je n'ai pas par habitude de travailler avec des gosses.

- Monsieur Borel, nous sommes matures, fit remarquer Samuel.

               Maintenant, Julien s'occupait à chercher ce qu'il pouvait prendre pour l'aventure.

Une lampe de poche pour chacun, les vêtements en doubles, de l'argent et des duvets. Les lettres et un plan de la région, aussi.

- Chéri, s'interposa Estelle, nous n'avons rien de tout ça dans la caravane.

                Julien s'efforça de ne pas se rendre plus ridicule qu'il ne l'était, mais le jeune Samuel annonça :

- On peut apporter tout cela, si vous le voulez, Monsieur. Si tout le monde y met du sien. Nous pourrons partir très vite.

- Bon, si tu veux.

                Samuel et les autres partirent chercher ce qu'ils devaient prendre, mais la relation restait tendue entre eux et Julien. Ce dernier était envahi par l'orgueil. Il était vrai que Julien avait du mal à accepter que des enfants, puissent l'aider et l'accompagner, alors que les enfants sentaient qu'ils pouvaient se rendre très utiles auprès des adultes.

                 Une fois prêts, ils partirent tous selon les indications de la carte routière. En fait, elle montrait principalement les demeures ayant appartenue à des personnes huppées appartenant à la haute noblesse. Sur une photo le bâtiment portait une croix noire, qui désignait un château qui, selon la légende, ne serait pas hanté et en plus de ça, situé sur les falaises d'Etretat.

- Il n'y a jamais eu de château sur les falaises d'Etretat, s'indigna Jessica Scrout, qui passait ses vacances là-bas. Où avez-vous eu cette carte, Monsieur Borel ? Est-elle vraie au moins ?

- Ecoutez jeune fille, j'ai accepté que vous nous accompagnez alors j'espère que je ne regretterais pas mon bon c½ur et que vous ne nous causerez aucun tort.

- Papa, s'exclama Jason, Jessica a raison, as-tu regardé la carte ? Est-elle vraie ?

- Oui, mon fils, ça va, la carte vient du camping, expliqua Julien. Elle est officielle.

          Sur le chemin qui devait les mener au fameux château, presque personne ne parlait, le courant avait du mal à passer entre Julien et les enfants, chacun portait son sac de provisions, qui était lourd, il y avait quatre-vingts kilomètres à faire et Jessica Scrout faisait partie de ceux qui se plaignaient le plus. Jean Naimarre de même. Julien jouait un rôle de guide puisqu'il demandait sans arrêt à tout le monde si cela allait. Certains répondaient « oui », d'autres répondirent « non », mais la famille Borel, y compris leurs enfants semblaient tenir sous le poids de leur sac et de la marche.

                Tout le long du trottoir, il y avait des arbres, des pierres ou encore des sièges en bois pour s'asseoir. Les voitures roulaient tout doucement étant donné le mauvais temps conditionné par la forte pluie qui venait de tomber. Le ciel était gris, voire noir à certains endroits, mais cela ne semblait pas trop inquiéter les Borel. De leur côté, les enfants se lassaient de plus en plus. Ils étaient mouillés, avaient envie d'uriner, de faire une pause, de manger, de boire, de s'asseoir, de poser leur sac, mais cela était impossible, tant que Julien continuait inexorablement la marche, la carte routière dans sa main, sa famille à ses côtés. Le sourire aux lèvres, Jason brûlait d'envie d'arrêter son père pour faire une pause pour ses amis. Ils n'étaient pas habitués à ce genre de randonnée alors que les Borel passaient leur temps libre à faire du sport. De plus, la plupart étaient en short... Il fallait voir leurs mollets et leurs cuisses : la masse était importante, même chez les filles ! Les visages des enfants commençaient à se tirailler par la fatigue ; Julien avait demandé à tout le monde de s'arrêter tous les dix kilomètres pour garder un bon rythme. Il ne restait plus que deux kilomètres, tout le monde devait se surpasser, prendre son courage à deux mains, même s'il fallait pour cela être lent. C'est là que l'on s'apercevrait si l'on était un grand randonneur.

                Au bout de neuf kilomètres et demi, les Borel étaient toujours en forme mais Samuel et les autres semblaient très fatigués, la plupart se plaignait d'avoir mal sous les pieds.

- Encore un petit effort les enfants ! s'écria Julien, qui marchait en tête. Il ne reste qu'un kilomètre. Regardez, là tout près, il y a un terrain d'herbe, c'est là-bas que nous allons nous reposer.

                 Les enfants puisèrent leurs dernières forces pour sourire, la vue baissait un peu. Ils réussirent à voir l'herbe au loin.

- Allez ! s'exclama Samuel, le seul à posséder un peu de force. Nous sommes presque arrivés !

                 Une fois sur le terrain, ils posèrent vite leur sac et s'allongèrent sur leur duvet pour se reposer un peu. L'herbe était humide. Les Borel prirent le temps de converser entre eux.

- Qui a faim ? C'est le moment de prendre quelque chose, s'exclama Estelle très préoccupé par la santé des enfants.

- J'ai faim, annonça Jason.

Et moi aussi, lança Elyse.

- Et vous les enfants, demanda Estelle, en s'adressant à Samuel et à Vincent Time.

Tous firent un signe de la tête pour dire « Oui ». Tous prirent une petite collation et comme la nuit commençait à descendre, ils s'endormirent du sommeil du juste.


















Chapitre 8

« Le grand voyage »


Sept heures du matin, tous furent réveillés par les grondements du tonnerre dans le ciel noir rempli de nuages présageaient la chute de la pluie.

Les enfants, cria Julien, nous allons prendre notre petit-déjeuner et nous remettre en route. Êtes-vous en forme ?

Nous avons bien dormi, Monsieur Borel. Nous sommes tous en forme.

- Très bien ! Ah, c'est malin, dit-il en regardant dans son sac, il ne reste que quelques paquets de chips. Il faudra s'approvisionner dans la commune voisine.                  

                   Tout à coup, en plus des coups de tonnerres la pluie se mit à tomber. Ils s'abritèrent sous leurs imperméables.

Soudain, malgré la pluie, un petit avion de papier atterrit entre Julien et Estelle.

- Arrête Jason, de jeter des avions, s'écria Julien.

- Oh ! Chéri ! Ce n'est pas Jason qui a lancé cette lettre, elle est tombée d'en haut ? Mais que nous arrive-t-il ? Pour que les voix du ciel se manifestent, lança Estelle surprise.

Julien ramassa la lettre et en pris connaissance. Il lut sans rien dire... A la fin de la lecture, il s'exclama : « Vain Dieu ! »

Qu'y a-t-il mon chéri ?

- Regarde, il pleut et la lettre reste sèche ? De plus, il y a un message...

Estelle prit la lettre et commença à la lire sous les regards ébahis des enfants.

       « Famille Borel, vous n'êtes pas dans la bonne direction pour trouver le château hanté, sur la lettre en bas est dessiné un sifflet... Vous n'aurez qu'à passer votre doigt sur le dessin et comme un miracle immédiatement, des animaux, des chevaux volants, seront votre locomotion ; soyez sans inquiétude ces animaux ne vous feront aucun mal. »

       Comme à l'accoutumée, la lettre se terminait sans signature.

- Je commence à avoir peur, s'exclama Samuel. Puis qui nous dit qu'ils existent ces chevaux ?

- Il faut retenir le bon côté des choses, dit Jason, car depuis le début,  l'auteur de ces écrits ne nous a pas menés en bateau...

- De toute façon, je n'ai plus la force de continuer, déclara Jean Naimarre. Mais il faut reconnaître que tout est mystérieux... Avez-vous regardé cette lettre sous la pluie... Elle reste sèche alors que l'eau ruisselle sur nos visages trempés ?

                Les minutes passèrent et le temps restait le même, toujours aussi pluvieux, venteux et frileux. Le vent agissait sur les feuilles des arbres et celles-ci ne cessaient pas d'être agitées. Tout le monde prenait le mal en patience, il fallait garder le sens de l'aventure. Julien reprit la lettre et la présenta à Jason :

- Mon fils chéri, tu peux caresser le dessin du sifflet et demander de l'aide en appelant les fameux chevaux volants. C'est à toi que revient ce grand honneur.

- Merci papa. Je vais les appeler.








Chapitre 9

« Une locomotion fantastique »
Regardez ces points noirs là-bas dans le ciel ? Qu'est-ce ?

- On dirait des chauves-souris, dit bêtement Jessica.

- Les voilà ! Ce sont les chevaux ! Quelle image magnifique, s'exclama Estelle, qui les voyait se rapprocher de plus en plus.

                En effet, il y avait bien une horde de chevaux qui arrivaient pour rejoindre le groupe Borel. Les bêtes très imposantes étaient maintenant en passe de se poser sur le sol, tous étaient éblouis, la bouche grande ouverte : comment des chevaux pouvaient-ils voler ? Ils n'avaient pas d'ailes... Ils étaient au nombre de cinq, hennissants  sans arrêt, et vu leur masse, ils pouvaient accueillir quatre personnes sur leur dos. Visiblement, ils étaient tous attachés à des grandes cordes solides et accrochés à une grande charrette.

- Je crois qu'il ne reste plus qu'à monter, dit Julien, le visage rayonnant.

                Ils prirent place dans la charrette, julien prit les rennes et ils s'envolèrent dans un ciel totalement dégagé de nuages, laissant un soleil rayonnant éclairçir la forêt.

- Comment les gens percevront-ils cet engin ? demanda Elyse, par simple curiosité.

                Les chevaux hennirent de colère, car ils n'acceptaient pas de se laisser insulter, tout le monde en perdit l'équilibre, en essayant, tant bien que mal de s'accrocher aux cordes. Visiblement, ils ne pouvaient vraiment tomber car c'était comme si une force d'attraction les amenait à remonter.

- Monsieur Borel, demanda Jean Naimarre, savez-vous combien de temps nous allons voyager ?

- Non ! Mais prends-toi en main mon garçon, dit sèchement Julien.
                 Effectivement, le départ précipité des Borel et autres devenait long au fur et à mesure que le temps passait : on aurait dit que quelqu'un les poussait à les fatiguer pour leur faire comprendre le parcours d'une randonnée ! Tous les enfants, y compris ceux des Borel avaient les paupières lourdes, la fatigue se ressentait mais Julien, coriace de nature ne semblait ne pas vouloir lâcher.

- Que diable ! Un peu de courage, criait-il. Vous dormirez plus tard. !
                Personne ne lui répondit, ce qui l'amena à ne plus rien dire et à se concentrer sur son champ de vision. Tous les Borel avaient les yeux grands ouverts alors que les chevaux ailés poursuivaient inlassablement leur aventure.
Lorsqu'ils arrivèrent au sommet d'une montagne, un grand emplacement se dessina, les nuages étaient à perdu de vue et les randonneurs fatigués.
- Où est le chateau hanté ? demanda Julien lorsqu'il descendit du cheval tandis que les autres firent de même.
Les chevaux repartirent sur -le-champ.
- Hey !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! hurla Julien.
Mais il était trop tard. Les bêtes étaient beaucoup trop loin lorsqu'il les rappelèrent. Que pouvaient mais surtout que devaient-ils faire dès-à-présent ?
- Mer... Credi ! s'exclama Estelle qui tapa du pieds.
Tout à coup, un bruit fort se manifesta. Bientôt, des murs noir se dessinèrent et une vaste sorte de maison prit forme. Tout compte fait, c'était peut-être un immeuble, ou bien un duplex. Peut-être même un casino... Apparemment pas. Cela représentait un géant batiment noir de forme rectangulaire d'un côté, carrée de l'autre. Mais rien qui pouvait faire penser à un château hanté n'approuva les dires. Quand soudain, des formes rectangulaires-pointues naissèrent sous les yeux ébais des uns et des autres.
- Tu crois que c'est parce que j'ai tapé du pied que ce château est apparu ? demanda Estelle, effarée.
- J'en sais rien, répondit Julien, son regard tourné vers celui-ci.
Tous les enfants ne répondirent guère, ils n'avaient encore jamais vu ça de leur vie. Lorsque les formes de ce château prirent fin, la porte massive et féraillée de l'entrée s'ouvrit sans que personne ne l'eut demandé. Elle fit un long vacarme, avant que les Borel et les autres ne s'approchèrent avec une certaine difficulté.
- arrêtez de jouer les trouillards, se ressaisit soudain Julien. Nous sommes là pour trouver des boules de cristal alors nous les saisissons et repartons.
- Je ne penserais pas ça moi, dit Samuel Koumba qui retrouva l'usage de la parole.
- ffffffffffffffffff, s'exclaffa Julien. Vous n'allez pas recommencer avec vos théories bidons, là...
Tout le monde venait d'entrer au fur et à mesure de la discussion, attirés par la magnificence du domaine. La porte se referma, un silence deumeura et personne ne bougea, si ce n'était Julien qui tenta de fuir par cette même porte inouvrable.
Mokuami, le serviteur du grand Maitre de Will avait indiqué dans sa recente lettre qu'il s'agissait d'un château hanté mais l'intérieur du bâtiment ne donnait pas éxactement cette impression. Les toiles d'araignées semblaient être le côté décoratif des pièces environnantes, dont les murs noirs et creuvaçeux faisaient pâle figure à leur côté. Un peu partout, des têtes de morts comblaient les endroits, rappelant les caractéristiques d'un château hanté. L'atmosphère était imprégnée d'une odeur nauséabonde, comme du renfermé, la poussière habitait sur le sol, grise comme la peau d'un éléphant. Des armures de soldats redonnaient un peu d'élégance à cette vieille bâtisse.
- Cet endroit est vraiment impressionnant ! s'exclama Samuel Koumba, comme si la fatigue avait disparu.
- Moi, il me fait peur, dit Jessica Scrout. Si nous repartions ?
- Il ne fallait pas venir, s'empressa de dire Julien. Vous étiez prévenus. Il faut trouver ces boules.
Il reprit son souffle et ajouta :
- Il va falloir que nous nous dispersions dans les différentes pièces. Les enfants, vous restez au premier étage, nous irons en haut, avec Estelle.
Par crainte, tout le monde éxécuta sans y ajouter de mot. Cette aventure commençait sacrément à devenir embarassante pour tous, ils devaient maintenant affronter leur peur.
Les sept enfants formaient un groupe, ils ne tenaient pas à se perdre, chacun tenant fermement une lampe de poche dans sa main. Sur le chemin, il y avait plusieurs pièces dont la seule luminosité était des points rouges aux plafonds, et dont les enfants appelèrent ça des lasers de poche, sans se douter de ce que ça pouvait réellement être. Des bruits étranges couraient partout, les enfants avaient la gorge sérée, ils n'entendaient plus les parents Borel au premier étage. Un silence glacial s'installa tandis que tous ressentirent des coups de froid soudain. Les enfants décrirent avoir aperçu des formes transparantes. Des fantômes ? Cela parraissait être la thèse la plus probable mais Jason refusait de croire à " des choses aussi sordides " dans la réalité. Seulement, il oubliait encore une fois qu'il était dans un château hanté. Courageux, il se positionna devant tout le monde, se sentant prêt à défier l'ennemi.
De leur côté, Estelle et Julien venaient de faire une pause car Estelle avait fait tombé sa montre. Au premier étage, l'inquiétude était la même, car il faisait de plus en plus noir, tandis que des livres tombèrent sous leurs yeux. Ils paraissaient se situer dans une bibliothèque.
- Laisse ces livres, chérie, tu en prendras un plus tard, conseilla Julien.
- Mais je n'ai rien touché, moi ! coupa Estelle sur le ton de la défensive. Je m'enfiche de tes livres !
- Excuse-moi my love, dit Julien. Pourquoi t'es-tu emportée de la sorte ?
- Désolée, répliqua Estelle. Continuons notre chemin.
Très intelligent sur ce coup-là, Julien préféra éviter le conflit avec sa femme et poursuivre sans rien ajouter. Seulement, une question trotta dans sa tête : qui aurait pu faire tomber ces livres ?
- AAAAAAAAAAAAAAArrrrrrrrrrrrgggggggghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!, hurla-t-on soudainement au rez-de-chaussée.
Estelle dévala les escaliers séparant le rez au premier étage à toute vitesse.
- Comment ça va les enfants ? tenta-t-elle de demander, ne sachant où se trouvaient ces derniers.
Personne ne répondit.
- Jason !!!!!!!!!!!!!!! Elyse !!!!!!!!!!!!!!!!!! aboya-t-elle, telle une suréxitée.
Paniquée, elle courait dans tous les sens, son mari ne l'aidait pas... Où était-il ?
- Jul, où sont les enf............ Aaaaaaaaaaaarrrrrrrgggggggggghhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!
Elle tribucha sur quelque chose de mou. Elle prit une torche et regarda de plus près : les enfants paraissaient morts, baignant dans une marre de sang, elle s'évanouit.
- Chérie. Chérie, répéta une voix. Réponds-moi !
C'était la voix de Julien, s'adressant à Estelle, allongée sur le sol, son front garni de sueur, les mains tremblantes et la respiration haletante.
- Tout va bien ma puce, dit Julien, tu viens de t'évanouir. Mais que s'est-il passé ? Tu criais les noms de nos enfants !
- Hein ??! fit Estelle. Où sont mes petits agneaux ? Jason ? Elyse ?
- Calme-toi Estelle !! s'écria Julien. Tu viens de cauchemarder.
Estelle reprit lentement sa respiration.
- Que racontes-tu ? Je viens...
- Chuuuuuuuut ! fit Julien. Doucement. Prends ton temps ! Lève-toi tranquillement.
La maman mit assez de temps avant de se remettre paisiblement de son évanouissement. Il faisait de plus en plus noir dans le château, tous eurent l'impression de se sentir seuls. Contraints d'avancer les bras tendus vers l'avant car ne sachant ce qu'il y avait à leurs environs, les parents Borel avançaient pas à pas. Sur les plafonds poussiéreux, le bois laisser échapper des ultrasons, tels des chauves-souris. Très vite, la peur envahit Estelle, Julien restant confiant, toujours avec cet humour qu'on lui enviait.
- Je me demande ce que font les enfants, dit soudainement Estelle.
- Laisse-les et fais-leur confiance ! s'emporta Julien.
- Et s'ils ont une attaque ? marmonna Estelle. Tu imagines une seconde ? Que diront les parents des autres gamins ? Et puis s'il arrive quelque chose aux nôtres ?
Tout à coup, il y eut des frottements sur le sol, comme des pas qui s'approchaient.
- Laisse ma jambe ! tonna Estelle à Jul. Aaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrrggggggggggghhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Julien et Estelle furent en fait enlacés par des cordes de plantes, qui les laissait à peine respirer.
- Je comprends que nos ancêtres voulaient que nous seuls devaient découvrir cet endroit mais tous ces évènements... hurlait Julien de toutes ces forces.
Conduits par les branches, ils furent trainés longtemps jusqu'à ce qu'ils eurent atteint ce qui semblait être le dernier étage. Ils furent rejoints par les enfants dans un silence plat.
- J'en ai marre ! s'exclama Estelle. Nous n'aurions jamais dû être ici ! Tout est de ta faute, tu ne sais rien gérer !
- Pourquoi t'emportes-tu ? interrogea Julien, ébahit.
- Tais-toi, vieux crouton ! Arrête de me contredire devant les enfants !
- Parle moins fort ma chérie.
- Je parle fort si j'en ai envie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Une petite secousse retentit dans la pièce noire. Tout le monde fut secoué légèrement.
- Tu v..., commença Julien.
- Quoi ????!!!!
- Maman, papa, s'interposa Jason, ce n'est pas la peine de vous disputer !
Que se soit Estelle et Julien, aucun des deux n'ajouta un mot. Puis, encore une fois, des branches vinrent enlacer tout le monde, jusqu'à leur attérissage au rez-de-chaussée. Estelle en avait assez mais préférait garder son calme et privilgier ses enfants.
- Comment ça va les enfants ? demanda-t-elle à tous.
- Biiiiiiiiieeeeeeeeeeeeennnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!!!! répondirent-ils tous en choeur.
- Elyse, viens à côté de maman ma chérie.
Sur le coup, personne ne répondit. Estelle rappella une seconde fois, puis une troisième. Toujours personne.
- C'est pas vrai !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Alors tous se mirent à courir dans tous les sens, lorsque l'ombre d'une fillette apparut dans la pénombre, grâce à la lueur d'une fenêtre à peine visible.
- Elyse ! s'exclama maman Estelle. Tu sais que tu nous a fait une de ces peurs !
La fillette ne bougea pas un pouce, elle restait là, debout, à fixer tout le monde, chacun son tour.
- Quelle belle bande d'abrutis ! tonna-t-elle en s'avança d'un pas lançinant.
En effet, la silhouette de cette fille était celle d'Elyse, son visage se laissait découvrir peu à peu dans l'ombre de la lumière, ce teint méchant qu'on ne lui reconnaissait pas, ces yeux pétillants de colère, ce sourire malicieux et mauvais ainsi que des sourcils froncés.
- C'est ça que vous cherchez ? demanda-t-elle, en tenant fermement trois boules dans les mains.
Estelle échangea un regard avec Julien : ils étaient comme lee reste des enfants ; pétrifiés.
- Elyse, que racontes-tu ? Viens avec nous !
Mais alors que son frère tentait le tout pour le tout, elle donna un coup de pied dans le carreau qui, en fait, n'était pas si haut que ça. Les fameuses boules de cristal dont parlait Mokuami se dessinèrent, une fumée de chaque couleur, bleue, blanche et rouge, à l'intérieur. Les parents ne reconnaissèrent plus leur fille. Plus personne ne parlait, si ce n'était Elyse qui continuait son discours terrifiant.
- Pour tout vous avouer, dit-elle, c'est moi qui est à l'origine de ces évènements depuis le début de nôtre arrivée à la campagne. Pour commencer, c'est moi qui ait ensorcelé les cinq garçons pour vous embêter, ensuite, c'est moi qui est à l'origine de ton malais Jason, moi qui suis à l'origine de cette écriture en spirale. Tout ça, c'est moi. Même ce qui s'est passé dans ce château, c'est moi.
Les parents avaient eu l'impression d'avoir avalé un melon entier, Jason et les autres semblaient avoir reçu une massue sur la tête.
Tout à coup, Elyse s'agita dans tous les sens.
- Sors de moi, salopard ! cria-t-elle.
Une immense fumée blanche sortit du corps d'Elyse, elle tenait encore les trois boules de cristal bien dans ses mains, lorsque cette première s'évacua du château. La fillette prit une longue respiration, après être retourné dans les bras de ses parents, en pleurs. Un ouf de soulagement rententit comme une sonnette d'alarme dans les têtes de tous. Enfin, ils détenaient les boules de cristal !!!
- L'esprit du bien, déclara Elyse, c'est lui qui était en moi depuis le début. Je regrette d'avoir déclenché ces évènements.
- C'était réellement toi ? interrogea Samuel.
- Seulement, l'esprit me possédait.
- Alors comment t'es-tu retrouvé avec ces boules ? demanda Julien.
- L'esprit du bien les a cherché dans l'endroit où se trouve le passage secret, afin de les détruire, mais sans moi il ne pouvait rien faire car selon lui, j'étais une humaine faible et manipulable. En lui résistant, je lui est prouvé le contraire. Je n'en pouvais plus ! Il fallait que nous soyons tous réunis dans ce château pour qu'il ne revienne plus jamais, selon ses dires.
- Viens ma chérie, s'empressa Estelle de serrer Elyse, toute émeue, dans ses bras.
- Désormais, il ne nous reste plus qu'à trouver le passage secret.
- Il me l'a confié ça aussi. Tenez, c'est un sucre.
- Je ne prends pas de café, moi, dit Jason.
- Mais non ! C'est le passage secret qui relie Will à la Terre.
- Comment allons nous faire pour rentrer la dedans ? demanda Jessica Scrout. T'es sûr que c'est le passage secret ? Il m'a l'air normal ce sucre.
- C'est drôle, je sais mais il suffit s'engueuler pour qu'il s'agrandisse et devienne ce passage secret. Il nous restera plus qu'à y déposer secrètement les boules et partir pour Will !
- En tous cas, je suis sûr que, même nous, sans informations, on y aurait vu que du feu pour ce sucre, ajouta Julien.
Les Borel repartirent sur-le-champ, avec la tranquilité d'avoir enfin trouvé les boules, tant recherchées, même le coupable avait été démasqué ! Au final, ils ne surent jamais comment ils étaient attéris devant leur caravane, aux alentours de quatre heures du matin. Un homme les regardait au loin... Non, encore une hallucination ! Une chose était sûre, ils étaient désormais prêts pour une nouvelle aventure ! Quoique... Et si on les laissait se reposer un peu ?





# Posté le lundi 05 mai 2008 14:51

Modifié le mercredi 22 avril 2009 03:47

3 ème partie de mon roman

A l'abri des regards, Julien se disputa avec Jason.
- Il ne bouge pas ! s'écria Jason en désignant le sucre en morceau du doigt.
- Comment c'est énervant ça ! s'exclama Estelle. Et puis ne restez pas là vous !
Le sucre se transforma en un vaste abri, les millions de grains ne semblaient plus mangeables. Le passage secret paraissait invisible de l'extérieur et l'intérieur était composé de trois trous conçus pour les trois boules de cristal.
- Incroyable ce qu'un sucre peut cacher, objecta Jason. Comment se fait-il que les gens ne peuvent voir ce qu'il y a, de l'extérieur ?
- Sûrement une technique Borelle, suggéra Julien avec un large sourire.
- Et si c'était un piège ce sucre ? s'inquiéta Jason. Il faut se méf...
- Tais-toi ! ordonna Julien. Quant à tes amis, dis-leur de partir. Leurs parents doivent s'inquiéter.
Samuel semblait très déçu du discours de Julien. Visiblement, il s'était attendu à ce qu'ils partent tous ensemble. Selon lui, il était préférable de ne pas discuter et il fit signe aux autres de rentrer discrètement chez eux. Jason les suivit.
- Ton père est un vrai... Non rien ! dit Samuel.
- Désolé, dit Jason, devant l'expression amère de ses amis. Il serait préférable pour vous que vous ne nous suiviez pas dans cette aventure. Je sais que c'est difficile à comprendre car tu es mon ami mais je ne tiens pas qu'il vous arrive quelque chose. Je vous donnerai des nouvelles.
- On n'en veut pas, dit Jessica. De toute façon, tu seras trop loin pour nous écrire. Puis c'est un monde inconnu aux humains. Donc au revoir.
- Les amis...
- On est plus tes amis ! dirent-ils tous en choeur.
Chez Samuel et ses copains, il régnait un terrible sentiment de haine, de trahison. Seulement, Jason ne semblait pas être de cet avis car il tenait absolument à garder ses amis intacts. Après tout, personne ne savait ce que l'aventure allait leur réserver. Jason les regarda une dernière fois s'en aller, lui aussi visiblement très touché. Il n'adressa plus la parole à personne jusque son père dise :
- Nous allons y aller, déposons les boules.
Il n'y eut pas un seul bruit lorsqu'ils furent transportés dans une magnifique spirale tourbillonale de toutes les couleurs.
C'était un tourbillon assez vaste et composé de milles couleurs que les Borel semblaient apprécier. L'angoisse du départ avait laissé place à un soudain amusement. Autour d'eux, il n'y avait personne et ils semblaient se diriger tous ensemble vers un endroit qui leur était encore inconnu : Will, la planète paradisiaque.
Le tourbillon s'arrêta quelques minutes après. Les Borel tombèrent alors brusquement, nez-à-nez avec un sol bouillasseux : enfin ils étaient arrivés sur Will. Le temps de dehors était, à la stupéfaction de tous, ensoleillé. La petite famille paraissait très heureuse, tous parlaient dans un brouhaha interminable.
- Que c'est beau Will ! s'exclama Elyse.
- Je n'aurais pas imaginé un tel endroit ! s'écria Jason.
- C'est beau ! poursuivit Estelle.
La ville dans laquelle ils avaient attéri était des plus magnifiques, elle faisait rêver. En premier lieu, le temps était sublimement ensoleillé, tout le monde bronzait sur des terrasses et une légère brise raffraichissait de temps à autre l'atmosphère. Aux alentours, on pouvait admirer les plus beaux pavillons, construits avec des briques inscrustées avec ce qui semblait être des petits morceaux de quartz rose. Quant aux habitants, ils ne s'étaient pas encore rendu compte de l'arrivée des Borel. Quant tout à coup, quelqu'un se précipita vers la famille en s'exclamant dans une langue connue de Jason et d'Elyse : la spirale ! Seulement, si nos deux loustiques connaissaient un peu la langue, ce n'était pour autant qu'il la maitrisait. La personne qui s'était précipité sur eux était un homme qui paraissait avoir trente ans. Personne parmis les Borel ne comprennait ce qu'il racontait mais il attira vers eux tout le reste des gens qui marchaient sur le trottoir et ses alentours.
Cet homme, voyant que personne ne réagissait montra sur le mur du bar le plus proche qu'il y avait une affiche de leur personne. Il y en avait même sur tous les murs de la ville !
Une petite vieille dame s'approcha alors d'eux.
- Bonjour la famille Borel, dit-elle avec lenteur. Je m'appelle Denise Todos.
Elle reprit son souffle.
- Je suis venu vous annoncer une nouvelle importante.
Elle s'arrêta un instant et appuiya sa main sur son dos, elle avait une douleur.
- Vous allez bien madame ? demanda enfin Julien qui ignora les autres passants. Peut-être voudriez-vous vous asseoir ?
- Vous avez raison, allons chez moi, nous serons mieux à l'intérieur dit la petite personne âgée. Ce n'est pas très loin d'ici.
Lorsque quelques minutes après, ils arrivèrent chez la vieille dame, ils ouvrirent la conversation. Ils commencèrent par les présentations.
- Qui êtes-vous et pourquoi vous a-t-on envoyé ? interrogea Julien, intrigué. Et comment se fait-il que vous parliez français alors que personne ne le parle ici ?
- Julien, voyons, coupa Estelle, laisse donc la petite dame s'expliquer.
Estelle et cette dernière échangèrent un regard complice, Julien lança un regard à son épouse.
- Toutes mes excuses messieurs dames mais je ne suis qu'une vieille dame et c'est ce pourquoi je parlerais avec lenteur, dit Denise, le souffle court, j'ai des problèmes de respiration vous savez... Bon. J'ai été envoyé par le grand maitre de Will, Mokuami, afin de vous annoncer qu'avant votre départ pour l'aventure des catastrophes naturelles, un discours doit être prononcé à notre monde.
Elle reprit sa respiration.
- Elle aura lieu là où vous avez attéri, en présence du grand maitre, et de moi-même.
- D'accord, dit Julien. Mais juste une question. Concernant les catastrophes naturelles, on sait tous que vous en subissez les conséquences mais comment se fait-il que vous arriviez à tout reconstruire les bâtiments, sâchant qu'elles sont là toutes les trois heures ?
- Nous sommes plus avancés sur notre force, sur la planète Will, déclara Denise. Je connais un peu les humains mais nous avons un système plus développé qui permet de résister plus longtemps, d'avoir plus de muscles..., c'est dans notre nature. Sur Will, nous avons aussi des outils spéciaux qui nous permettent d'avancer les travaux plus vite.
- Je ne savais même pas, avoua Estelle. C'est formidable.
- Bien-sûr, il y a le côté négatif de notre planète. La catastrophe de notre pays est une tornade. Il faut agir vite car dans deux heures au grand maximum, elle agira. Concernant le discours que vous aurez à prononcer, il sera capital pour nous tous, vous devrez rassurer Will tout entier car vous êtes notre seule chance.
Julien soupira.
- J'ai effectivement conscience de la tâche énorme qui m'attend, avoua-t-il. Je n'ai pas de pression alors ça
va pour le moment.
- C'est la preuve que vous faites partie des très grands, monsieur Borel, dit Denise avec un large sourire. C'est important d'avoir confiance en quelqu'un comme vous.
- Excusez-moi madame, intérrompit Elyse, cela vous dérangerais-t-il de nous parler un peu de votre planète et dans le pays dans lequel vous habitez ?
Estelle lança un regard noir qui signifiait qu'Elyse était impolie. Denise l'avait remarqué et eut un petit rire courroucé.
- Je trouve ça formidable qu'un enfant de cet âge pose des questions. Elle est intelligente votre fille.
Elle prit sa respiration, sourit à tout le monde, et commença son récit :
- Tout d'abord, ce que vous devez savoir, c'est que nous habitons dans la capitale de ce pays. La ville a été nommée Alcatro il y a de nombreuses années, par un célèbre architecte. C'est ce jour-là que toutes nos villes ont été nommées, ainsi que ce beau pays de cinquante millions d'habitants, Urano. La plupart des noms donnés terminent par un "o" à cause de l'origine Bellana que cet architecte avait. Bellana est un pays qui fait partie d'un continent, le Burro. Il y a quatre continents qui sont ainsi nommés : le Burro, la Ventina, la Chica et le Pimento. Aussi surprenant que ça puisse paraitre, ces continents ressembleraient à ceux de la planète Terre. En effet, selon des dires, le Burro aurait les même caractéristiques que l'Europe, la Valentina de l'Amérique, la Chica de l'Australie et le Pimento de l' Afrique. Vous devrez faire vos preuves sur ces quatre continents bien-sûr.
- Et depuis quand vivez-vous ici, Denise ? interrogea Julien, avide d'en savoir plus.
- Cette maison date de l'ère de vos ancêtres, lorsqu'ils ont conçu le passage secret entre Will et la Terre, expliqua Denise qui allait de mieux en mieux.
Tous les Borel échangèrent un regard.
- Oui, je les ai connu, avoua-t-elle. Ophélie et Olivier étaient les premiers habitants de Will et ils avaient tout juste conçu la planète Terre. C'était il y a très longtemps de cela, ils ignoraient ma présence car j'étais très jeune, je devais avoir dix ans, lorsqu'ils m'ont trouvé sur Terre... Je suis né là-bas, en effet. C'est pour cela que je suis la seule à parler le français ici. Personne ne le sait sur Will, je n'ai jamais parlé de mon origine à personne. Vos ancêtres étaient les plus heureux des deux monde, enfin, ils étaient heureux alors qu'ils venaient de me trouver sans vêtements, nu de la tête au pieds, n'ayant pas de voix... Ils m'ont adopté et c'est là que j'ai découvert ce qu'ils ont fait : le passage secret qui relie actuellement les deux planètes. Vous devez savoir quelque chose d'important. Après vos premiers ancêtres, ceux de la 1500 eme génération ont été désigné comme responsables de l'arrestation des catastrophes naturelles car ils pensaient qu'eux seuls pouvaient le faire. Ils se sont trompés bien-sûr, puisque ces ancêtres-ci ne firent qu'échouer. Bien-sûr, c'est à vous et vous seuls que la plus grande tâche aventurière de tous les temps revient. L'avenir de cette planète est entre vos mains.
La famille Borel approuvit d'un signe de tête. La vieille dame se levit lentement.
- Je me demande quand le grand maitre de Will va arriver. Le discours doit être prononcé au plus vite.
Quelqu'un toqua à la porte et Julien se proposa d'aller ouvrir. Dans l'encadrement, se tenait plusieurs personnes, cinq hommes entouraient ce qui semblait être un mi-homme, mi-robot. Il devait mesurer prêt de deux mètres et était vêtu d'une cape. Les autres hommes restèrent devant la porte, sans prononcer le moindre mot.
- Enfin Mokuami ! s'exclama Denise d'une voix rauque.
C'était donc Mokuami, le grand maitre de Will. Il se présenta brièvement à tout le monde et annonça qu'un discours allait être présenté à la population willienne sous peu de temps. Jason et Elyse ne bougeaient pas de leurs chaises où ils étaient assis.
- Je suis content de savoir que vous êtes là les Borel, dit Mokuami d'une voix à faire peur, en entrant dans la pièce en compagnie de ses gardes.
Au passage, il baisa la main de Denise.
- Merci de m'acceuillir ici, chère amie.
- De rien, dit Denise dans un souffle. Les Borel sont prêts.
- Tout Will l'est également, annonça Mokuami. Dans quelques minutes, le discours va pouvoir enfin avoir lieu en direct du monde entier.
La tension paraissait être montée d'un cran chez chacun des Borel. Le coeur des enfants battait la chamade, Estelle fit les cent pas, tandis que Julien, calme, discuta brièvement du discours qu'il s'appraitait à faire devant la population willienne mondiale.
- Il faudra que vous sachiez rassurer, monsieur Borel, dit Mokuami. Votre attente fut longue pour chacun.

# Posté le lundi 05 mai 2008 14:53

Modifié le vendredi 28 août 2009 13:29

5 ème partie

- Vous pouvez avoir confiance en moi maitre Mokuami, dit Julien.
Environ un quart d'heure plus tard, les Borel et mokuami et sont assistant sortirent de la maison de la vieille dame. Une foule impresionnante de williens se tenait sur le troittoir et sur la route. Au centre de la ville se tenait une scène assez grande pour acceuiliir Julien, concentré pour le discours tant attendu. Ils marchèrent le long du troittoir pour éviter les regards des autres et gagnèrent la scène.
La scène en question était comme toutes les scènes mises en place pour des spectacles : de l'espace pour se déplacer, un micro pour parler et des caméras disposées tout autour. Le stress était à son comble, Julien, sourit brièvement à Mokuami et échangèrent un bref mot d'encouragement.
- Votre discours doit impressionner monsieur, dit maitre Mokuami. Soyez simple, naturel et modeste. Tout se passera bien. N'oubliez pas que le Monde entier a confiance en vous !
- Je dois vous dire que je n'ai jamais prononcé de discours auparavant, dit Julien, mal à l'aise. Si je me trompe, si on me siffle, si on se moque de moi, si on ne me croit pas, si...
- Ce sont les risques mais on ne prépare jamais un discours à l'avance sur Will, sâchez-le. N'oubliez pas que vous êtes l'élu... Je n'ai plus qu'à vous souhaiter bonne chance Julien. Ayez confiance en vous ! Ah ! Une dernière chose, ne vous inquiétez pas, le discours est traduit en spiralien.
Julien avança lentement jusqu'au micro, un peu mal à l'aise. Mokuami lui fit signe de commencer, il n'y avait plus le moindre bruit parmi la foule agitée. Julien fixa toutes les caméras( il y en avait tellement ! ). Avant de parler, un tonnerre d'applaudissements surgit de la foule, comme pour l'encourager.
- Bonjour à tous ! Je tenais tout d'abord à remercier maitre Mokuami pour m'avoir permi de m'exprimer en public sur mes futures intentions concernant l'arrêt des catastrophes naturelles, ainsi que tout le personnel derrière, pour cette grande organisation.
Des nouveaux applaudissements retentirent de la foule.
- Autrement, je voulais vous dire que j'ai été convié à faire ce discours pour vous annoncer que je suis l'élu tant attendu de Will. En effet, nous sommes, avec ma famille, les derniers ancêtres des fondateurs de cette planète et nous avons été désigné il y a longtemps par nos pairs, alors qu'ils avaient créé le passage secret entre Will et la Terre et surtout laissé des catastrophes naturelles... Ils sont assez vite rendu compte de la gravité de leurs faits et en ont dédui que nous seuls avaient le pouvoir de vous libérer de ces emprises : les catastrophes naturelles. Sachez que nous ferons tout ce qui est en notre possible pour vous sortir de là. Nous sommes conscients de la tâche énorme qui nous attend mais on nous a appris à ne pas avoir peur ! Je ne sais pas comment je vais m'y prendre mais tous ensemble, nous pourrons nous en sortir ! Alors TOUS ENSEMBLE ON Y ARRIVERA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Il s'était mis à hurler, sans qu'il ne sache lui-même pourquoi... Déclanchant forcemment les applaudissements incessants du monde !
Dès à présent, Julien partit s'éloigner de la scène, dans une loge secrète et privée, réservée aux personnes dites " importantes ", avec sa famille et maitre Mokuami. Les habitants ne cessaient de faire des éloges sur l'élu :
- Je crois que c'est l'homme de la situation.
- J'ai hate de le voir sur le terrain.
- Trop content que ce soit lui l'élu.
- Génial !
Chacun y était allé de son petit commentaire mais Julien ne s'en était pas préoccupé tout de suite. Il avait l'esprit embrouillé par ce discours qu'il avait qualifié de juste énorme. Jamais il se serait avisé de prononcer de telles phrases. Selon ses dires, il était heureux. La pression s'était visiblement vite évacuée...
- Je n'en reviens pas, papa, dit Jason, lorsqu'ils furent arrivés dans cette loge secrète et privée. Comment as-tu fais ?
- Oh mon papa ! s'écria Elyse qui lui sauta dans les bras.
Estelle le prit dans ses bras et le félicita à son tour. Ce qu'il venait de faire paraissait être quelque chose d'unique, de rare.
- Tout simplement spectaculaire, compléta Maitre Mokuami de sa voix grave. Comme quoi il faut toujours être confiant en soi.
- Merci ! dit Julien. Vraiment. Je crois que les habitants de cette planète sauront sur qui compter dès à présent. Nous avons les clés pour les aider. Il ne nous reste plus qu'à attendre la suite des évènements. Je ne sais pas encore comment arrêter ces catastrophes mais je la trouverai la façon, soyez rassuré !
Deux heures passèrent entre deux et un pot de l'amitié avait été organisé par les gens de la ville. Au menu, des boissons rafraichissantes et autres biscuits au chocolat puis crêpes avaient été servies. Les convives discutaient de choses et d'autres mais le plus mémorable restait ce moment privilégié.
- Votre monde est extraordinaire, confia Estelle au maitre Mokuami.
- De plus, les gens sont agréables à vivre malgré leur langue, ajouta Jason.
- Euh, dit Julien d'un air pincé.
Tout à coup, plus personne ne dit de mot, un calme plat résidait. En fait, une petite secousse venait de retentir. Ils échangèrent tous des regards.
- Nous sommes arrivés au terme des trois heures d'écart, annonça maitre Mokuami, le tremblement de Terre va avoir lieu... Nous parlerons d'où vous logerez plus tard...
En effet, la première secousse retentit dans tout le pays. Elle n'était pas très forte mais suffisamment pour inquiéter Julien et les Borel. Les tableaux et les murs tremblèrent légèrement, sans faire de fissures. Entre deux, il y eu trente secondes de répis pour parler de cette première secousse agaçante, quand la seconde ne tardit pas pour se faire ressentir. Cette fois, les boissons et les friandises volèrent en éclat dans toute la loge. Estelle s'était précipitée pour aider ses enfants à ramasser tous les projectiles qui avaient volé en éclat.
- Enfin, les deux secousses sont terminées, dit Julien, soulagé.
- Non, malheureusement, rien n'est fini, déclara Mokuami avec gravité. Sur Will, il y a dix secousses. La plus forte, la plus longue en terme de temps et le plus meurtrière est la dixième qui tue toutes les trois heures. La population willienne pense que c'est bien d'un côté car il faut voir le nombre de bébés qui naissent chaque jour... Bientôt, il n'y aura plus assez de maisons, plus assez à manger pour tous... Nos moyens sont excellents comparés à ceux de la Terre, sans vouloir vous offenser bien-sûr mais l'un n'empêche pas l'autre...
Laissant Julien perplexe, les autres discutèrent dans leur coin. Bientôt, plus personne ne parla, on venait d'arriver à la dixième secousse. Maitre Mokuami avait refusé d'aller dans l'endroit le plus sécurisé du pays mais ses gardes durent employer la force. Les Borel le suivirent mais avant qu'ils n'arrivent jusqu'au grand bâtiment de pierre, les sol tremblait de plus en plus. Les gens courraient partout, les voleurs et les sans domicile fixe volaient de la nourriture dans les magasins, les habitations commençaient à s'écrouler violemment sur le sol et personne ne pouvait rien faire pour le moment. Il fallait attendre la fin des secousses pour réparer rapidement les maisons et autres immeubles. Seulement, cette dernière paraissait coriace et tenace. Elle durait maitenant depuis vingt minutes et causait de nombreux dégâts. Les routes et les ponts cédèrent. Soudain, un énorme trou d'environ cinquante mètres de diamètre et d'un kilomètre de profondeur se creusa et emporta par la même occasion les quatre Borel avec lui. Poussant d'énormes cris qui résonnaient de plus belle, ils purent, juste à temps, s'accrocher à une liane solidement attachée sur le mur du trou.
- Tenez bon ! hurla Maitre Mokuami, protégé par la maison très résistante. Mes gardes vont s'occuper de vous !
- Taisez-vous, ne faites aucun geste, dit Julien à l'adresse de sa femme et de ses enfants. La liane n'est pas solide, elle peut céder à tout moment...
Julien maitrisait la situation. Les gardes de Mokuami s'activèrent pour sauver les Borel mais ce n'était pas si simple car malgré la diminution de l'intensité des secousses, elles causaient encore des dégats... Le chef des gardes pensa que si l'un deux descendaient, les Borel pourraient tomber ou alors pouvaient-il leur envoyer une corde ? D'un autre côté, il fallait faire très vite car le calme de Julien commençait à s'affesser...
- Je crois que nous n'allons pas tenir longtemps, pensa Julien, paniqué.
La liane qui les maintenaient menaçait de céder à tout moment, les tremblements ne s'arrêtaient pas pour autant. Le trou qui avait été causé par le tremblement de terre paraissait énorme tant de diamètre que de rayon et les Borel glissaient peu à peu de la liane qui était devenue moitte. Les gardes de Mokuami assistèrent impuissants à la scène car s'ils tentaient quelque chose pour aider la famille, ils risqueraient de les faire tomber. Il n'y avait désormais plus rien à faire, ils glissèrent de plus en plus vite dans les profondeurs du trou, les mains commençaient à les brûler. Il devait y avoir environ trente mètres de diamètre, les Borel étaient tout en bas et devaient hurler pour se faire entendre...
- Nous sommes coincés en bas, envoyez-nous de l'aide !!!!!!!, hurla mama Estelle, prise aussitôt de panique.
- Il faut garder son sang-froid, ordonna papa Julien à l'adresse de toute la famille.
Sans perdre la moindre seconde, les gardes descendèrent peu à peu à l'aide de cordes les murs du trou, sous le regard de Mokuami. Les tremblements avaient cessé, toute la ville purent enfin constater les dégâts, la police et les pompiers de la ville n'urent besoin que de très peu de temps pour remettre tout ça en ordre, comme la possibilité des habitants de Will le permettait. Tout en bas du trou, le calme avait cessé car Elyse venait de faire un malaise. La petite se releva que des heures plus tard, tandis que les BOrel étaient assis dans le salon de chez maitre Mokuami.
Dans la maison luxueuse, il y avait des gardes partout, à chaque coin, même sur les fenêtres ! Toute la texture-même de la maison était faite de quartz rose, un métau aussi rare que l'or sur Terre ! Le jardin était immense et les plantations étaient des bonbons ou autres viennoiseries qui donneraient envie à quiconque... L'intérieur était tout aussi luxueux car comprenant au moins cinq fois une pièce dans une maison luxueuse sur Terre, il était impressionnant : pas la moindre poussière ! La pièce dans laquelle tout le monde se situait dès-à-présent était assez vaste, et devait passer par un interminable labyrinthe, dans les sous-sols... En effet, Julien devait discuter des modalités pour la mission des catastrophes naturelles avec Maitre Mokuami.
- Bien, comme vous le savez, nous sommes là pour discuter des modélités pour la mission des catastrophes naturelles de la planète Will, répéta Maitre Mokuami. J'ai ici le livre sacré qui referme les plus grands secrets que vos ancêtres ont rédigé avec le plus grand soin, pour le centième chef de cette planète. Donc, ils pensent que pour arrêter les catastrophes, il faut non seulement que ce soit vous qui le fassiez mais que vous résolviez les différents problèmes qui règnent sur les quatre continents de Will.
- Mais comment allons-nous faire maman ? demanda Elyse, d'une voix douce.
- Hélas, il va falloir que tu demandes ça à ton cher père, répondit Estelle, c'est lui qui sait tout, pas moi !
- Chérie, voyons, nous n'allons pas nous disputer pour une chose aussi ridicule que cela et devant le Maitre...
Pour toute réponse, elle haussa les épaules.
- Pouvez-vous nous dire ce qu'il faut qu'on fasse exactement pour aider les gens habitants les continents de la planète, interrogea Julien, pour changer de sujet.
- Ce qui est dit dans ce livre est simple à comprendre : il faut par exemple pour le pays de Twilo que vous régliez à l'aide de moyens que vous inventerez . Il faut vous débrouiller en quelque sorte, comme vous êtes les ancêtres les plus récents.
- D'accord, approuva Julien.
- Je suis désolé de ne pas pouvoir vous aider mais le livre est formel : vous seul, Julien pouvez arrêter ces catastrophes naturelles.
- Monsieur, permettez-moi une question, dit Estelle, comment allons-nous loger dans votre admirable pays ? Nous ne conniassons presque rien à votre vie habituelle...
- Je vous rassure madame, vous n'aurez rien à payer dans ce Monde, tout est contraire à la planète Terre ici. L'argent ne fait pas le bonheur comme vous dites.
- Qu'est-ce qui fait le bonheur alors Maitre Mokuami ? interrogea Jason.
- Ce sont les liaisons d'amitié jeune homme. Will est avant tout un endroit de bonheur, la guerre n'existe pas, enfin si mais c'est très rare. C'est dans notre nature. C'est donc pourquoi votre logement vous ne le pairez pas.
- Cette planète est extraordinaire alors ! s'exclama Jason.
- Je le pense aussi, dit Estelle.
- Et toi petite puce, interrogea Maitre Mokuami qui se tourna vers Elyse, approuves-tu Will ?
Elyse répondit d'un signe de tête, elle avait prit un teint rose.
- Mince ! Je n'avais pas vu l'heure ! s'exclama Mokuami, en consultant sa montre. Il est déjà deux heures de l'après-midi... Ne pouvant guère vous apporter d'aide dans votre mission, puisqu'étant obligé, je dois vous laisser car j'ai une réunion très importante qui va suivre. Je vous souhaite bonne chance. Mon assistant va prendre le soin de s'occuper de vous.
De ce pas, il indiqua à un homme replète de venir et celui-ci s'éxécuta en s'inclinant bien bas.
- Je vous présente Soulant, le plus sérieux de mes assistants mais aussi le plus... Soulant.
- Il faut dire qu'il porte bien son nom celui-là ! dit Jason dans ses moustaches mais qui resta audible.
Maitre Mokuami serra la main à tous les Borel, en guise de bonne chance et s'eclipsa rapidement, Soulant, indiqua à julien de le suivre, en direction de l'extérieur. En fait, ça menait tout droit à un sous-terrain d'une luxuosité rarissime.
- Je vais vous accompagner à votre logement, expliqua Soulant. Ce n'est pas très loin d'ici je vous rassure, moi-même j'habite dans la région depuis longtemps, grâce aux goûts de mes parents. Je les aime mes parents.
- Pardonnez-moi mais il y a combien de chambres là-b...
- Un père et une mère c'est tout ce qui est important dans la vie, continua Soulant. Ils nous apporte tellement de choses...
- Excusez-moi, dit Estelle qui tenta à son tour de poser une question, qu'existe-il comme sorte d'aliments sur Will, car sur T...
- Vous voyez, c'est beau la nature, tout ce qui est fait ici est magnifique !
- C'est vrai que vous êtes soulant ! dit Jason d'un ton narquois.
- Oui c'est le surnom que me donne mon maitre, pourquoi ?
Julien, Estelle et un petit peu Elyse éclatèrent de rire.
- Pardonnez-nous Soulant, mais nous n'avons pas trouvé d'autre moyen pour vous faire taire..., dit Estelle qui continuait de rire.
- Très bien, répliqua Soulant, véxé par la remarque d'Estelle, sur Will, nous mangeons pratiquement que des fruits et des légumes car c'est ce qui donne une bonne santé !
- C'est très noble, pensa Julien, nous irons faire des courses avant d'aller dans notre logement.
- Ce ne sera pas nécessaire, dit Soulant qui avait repris son sérieux. Il y a tout ce qu'il faut dedans. C'est compris dans le château.
- Un château ? coupa Jason. Sérieusement ?
- Oui... expliqua Soulant. Normalement, je ne devais pas vous le dire, c'était une surprise...
La famille Borel partit donc avec Soulant pour un château, prêté par Maitre Mokuami, afin qu'ils purent travailler tranquillement sur les façons dont ils allaient s'y prendre pour arrêter les catastrophes naturelles de Will. Nous allons bâtir des plans après manger pensa Julien dans sa tête...
Ils marchèrent pendant une dizaine de minutes jusqu'à ce qu'ils aperçurent le château couleur noire. Ils se mirent à courir très vite afin de le rejoindre et de constater qu'il y avait une cour très grande au premier rang, avec une barrière de cinq mètre de hauteur, dominée par des pics qui trancheraient la gorge de quiconque tenterait de violer le domicile. Des galets étaient disposés maladroitement sur terre, un chemin en ciment les conduisait à la porte du dit-château, à première vue massif. D'un point de vue extérieur, il avait été peint en noir et avait un aspect très important, vu la place qu'il occupait ! Les portes et les fenêtres étaient aussi hyper solides puisqu'elles avaient été créé en métal ! D'un point de vue intérieur, quand les Borel prirent possession de leur logement, une odeur de peinture fraiche reignait dans l'atmosphère, Julien pu lire sur une des plusieurs colonnes qui occupaient l'entrée " peinture fraiche, veuillez y prêter attention ". L'intérieur était luxueux pour un terrien qui viendrait sur Will : le carrelage, les murs, les colonnes, les lustres, les cadres de peinture, les statues de soldats étaient en or ou en doré ! Bien-sûr, comparé au quartz rose, cela n'avait aucune valeur ici... Il y avait aussi plusieurs étages, quatre salles de bains, cinq toilettes, trois salles à manger, deux cuisines, un salon, et onze chambres !


- Quelle beauté !, s'exclama Julien, admiratif.
- Oui, c'est magnifique, assura Mireille. On se croierait au paradis. T'imagines si tous les pauvres terriens voyaient ça ?
- Voilà, c'est chez vous, annonça Soulant. Enfin, ce n'est qu'un prêt de mon maitre...
Les enfants s'étaient tus jusqu'à l'ordre, ils étaient restés bouche-bée devant une telle beauté intérieure. Elyse pensa que c'était beau, mais elle ne se prononça pas vraiment alors que Jason posa de mutiples questions à Soulant, ce qui fit réagir ses parents.
- Vous n'aimez pas l'or sur Will ? Qui a construit le château ? Comment ? Pourquoi ? Et ces statues ?
Malgré la gène occasionnée par Jason, Soulant répondit à ses questions, avec un sourire.
- A vrai dire, c'est moi qui eut été le chef de tout ça !, dit-il.
- On ne dirait pas, fit Jason à voix basse...Euh, je voulais dire que ça parait pas... Vous devez être talentueux...
- Merci beaucoup jeune homme...
Un silence eut soudainement lieu.
- Je dois vous laisser désormais, coupa Soulant. Je dois m'occuper d'autres personnes. Bonne chance et au revoir !
Tandis qu'il quittait le château d'un air fier, les Borel prirent immédiatemment le chemin de la cuisine, située à quelques pas de l'entrée raisonnante... Sur une table en doré, il y avait des paquets de légumes et de fruits un peu partout. Ils en eurent l'eau à la bouche. Ils saisirent donc les paquets pour finalement s'asseoir dans la salle à manger où des chaises hautes de deux mètre avaient été rangées face à une très longue table.
- ça a l'air appetissant ! s'exclama Julien. Sortez vos assiettes et couverts du dernier paquet les enfants !
Les enfants mangèrent goulument leurs légumes et fruit : on aurait dit qu'ils n'avaient jamais mangé de leur vie !
- Doucement les enfants ! Personne ne va vous piquer votre assiette ! s'exclama maman Estelle d'un ton amusé.
- Papa, coupa Jason qui posa ses couverts, comment on va s'organiser pour tout ça ?
- Justement j'y viens dit Julien, qui termina de boire son eau.


De rien jeune homme, répondit Cédric. C'est bien de vivre sur Terre ? Pouvez - vous m'en dire plus ?
- D'accord, dit Julien d'un ton posé. La planète Terre est essentiellement composéé de mers, de terres et d'océans. L'espéce humaine est la plus dominante, qui n'ont pas la peau bleue contrairement à ceux des Williens. Les Terriens et les williens ont des points communs, comme de marcher, de manger, de boire, de jouer ou de travailler. Le passage secret entre la Terre et Will, je ne le connaissais pas au départ. Heureusement, Jean a fait la plus grande découverte et je le remercie. Mais tout ce que j'aurais à vous raconter sur la planète Terre serait trop long alors je m'arrête là. Je pense avoir dit l'esentiel.
- C'est déjà beaucoup, fit remarquer Cédric. Je reconnais être agaçant, sachant que tu travail m'attends, mais je suis heureux en votre présence, je me sens bien. Je ne vais pas vous embêter plus que ça mais pour ma part, je pense que vous allez vous plaire sur Will.
- J'en suis sûr, ajouta Jason. Les gens sont tellement gentils qu'on ne peut pas remettre leur parole en cause. Vous savez monsieur Kaboul, on sait ce que l'on doit faire. C'est drôle de changer sa vie en un rien de temps. Les gens sur Terre, enfin certains, étaient vraiment méchants avec moi. Moi qui était si gentil avec eux, ils me considéraient comme un jouet. Cela se passait pendant mon enfance, j'étais souvent sous ordre. J'étais très timide, quand à eux ils étaient plus grands que moi. Vous savez, dans le tout premier quartier où je vivais, on ne s'en prenait qu'aux pauvres, timides, gentils, mal habillés et on faisait ça à plusieurs pour mieux ridiculiser la personne. Eux, ceux qui nous attaquaient avaient environ quinze ans de moyenne d'âge et moi, neuf. Ils s'en fichaient car ils avaient des grands frères qui pouvaient les protéger à tout instant. Ma seule et unique défense était d'espérer qu'ils me lâchent au plus vite, que pouvais - je faire face à des grands comme ça ? Je ne savais pas me battre mais ils n'attendaient que ça : que je les touche pour être à plusieurs. La vie est ainsi.
- Sur Will, il ne s'est jamais rien passé de grave. Tu ne vivras jamais de tels moments. Allez, au revoir !
Cédric partit et Julien s'installa dans la cuisine.
- Tout cela m'a donné faim. Mangeons !
Sous les soupirs de Julien, on frappa à la porte. Alors, complètement désespéré, il l'ouvrit.
- Qu'est- ce - que c'est que tout ce monde ?!!, tonna - t - il, lassé de cette situation, lorsqu'il vit qu'environ cinq mille fans étaient là, à attendre devant sa porte. Ce n'est pas possible !
- Bien - sûr que si !, dit Estelle d'un ton sarcastique. Tu en a même la preuve en images.
- Nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge, fit remarquer Mireille, anxieuse. Il va falloir que nous leur signons des autographes. Je pense que nous serons tranquilles après. Après tout, vous devriez être contents d'avoir des fans comme ça. Regardez, ils n'attendent que vous, vous êtes leur porte - monnaie, ce qui les fait vivre, quoi.
Il est évident que tout l'engouement des fans et les Borel et les Marseille serait inutile à préciser. Ils avaient constamment cette habitude de demander des autographes ou bien d'offrir des cadeaux aux personnes les plus chères à leurs yeux. Julien en avait marre, ça bouillonnait dans sa tête mais dans un autre sens, il savait qu'il n'aurait d'autres occasions de ce genre dans sa vie future.
D'un pas nonchalant, il se contenta de signer et de prendre les cadeaux qu'il reçevait. Et ce fut ainsi que notre petite journée s'acheva, pleine d'émotions fortes pour tout le monde et qui sait peut - être que d'autres le seront dans le futur... La soirée se passa alors comme une journée normale dans la vie d'un willien et tout le monde dormit dans son lit respectif.

# Posté le lundi 05 mai 2008 14:57

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 07:55

6 ème partie

CHAPITRE 4 : TWILO, LE CONTINENT DE LA PAUVRETE

Le lendemain, au petit - déjeuner, tout le monde n'était pas encore réveillé, la journée précendente avait laissé quelques endormis. Il était dix heures et quart du matin et c'était une belle journée qui s'annonçait au vu du beau temps. Les deux familles discutaient de choses et d'autres, quand Julien prit la parole. Il voulait annoncer quelque chose d'important.
- Bien, dit - il, je vous conseille de prendre un bon petit - déjeuner à la Terrienne, car ce midi, nous ne mangerons pas. Notre temps pour sauver cette planète est compté, alors je vous demanderais de bien écouter ce que j'ai à vous dire.
Tout le monde échangea des regards. Quand soudain, quelqu'un frappa à la porte.
C'était un homme, bleu de toute évidence, qui était habillé en serveur.
- Bien le bonjour !, dit - il en s'inclinant. J'apporte votre petit - déjeuner.
- Bonjour, dit à son tour Julien. Excusez - moi, vous devez faire erreur, nous n'avons rien commandé. De plus, notre estomac est bien garni.
Le serveur eut un sourire.
- Je suis un assistant de monsieur David Borel. C'est lui qui m'envoie.
Rien qu'en voyant tous les pains au chocolat et les croissant que l'homme avait, les enfants avaient l'eau à la bouche.
- Ma pomme était dure, mentit Michèle, qui regretta le petit - déjeuner à base de fruits et qui était avide de croquer un morceau de croissant.
Julien céda.
- Très bien, nous acceptons, dit - il d'un drôle d'air. Merci. Vous n'avez rien d'autre à ajouter ?
- Oui, avoua le serveur. J'ai apporté votre repas du midi.
- Merci, fit Julien de la tête, mais nous ne m...
- Le travail qui vous attends sera physique, coupa le serveur, puis de toute façon, ce ne sont que des gellules, conçues pour ne pas avoir faim.
Il avait senti qu'il fallait expliquer le principe des gellules, car il n'avait oublié d'où les deux familles étaient originaires.
- Très bien, admit Julien. Je vous remercie.
Le serveur repartit sur - le - champ et les enfants mangèrent goulument leurs viennoiseries.
Au fur et à mesure que les évènements passaient, les Borel et les Marseille se réjouissaient mais ne se rendaient pas compte de l'énorme chance qui leur était donné en étant sur Will.
Julien connaissaient par coeur les noms des quatre continents Williens, il l'eut appris au cours d'un rêve, par le biais de ses parents. Leur première destination était Twilo, le continent où régnait la pauvreté et tous savaient que ce serait dur d'entrée, on les avait déjà assez prévenu comme ça... Ils arrivèrent à Twilo, un continent équivalent équivalent à celui de l'Afrique, sur Terre.
A l'entrée de la ville, il y avait une pancarte faite de cactus qui indiquait le nom de la ville : Vestia. La route bâtie à base de terre ferme supportait ce que l'on appellait sur Will des caisses - à - savon. C'étaient des engins dont les moteurs, ramassés dans des bennes étaient de très mauvaise qualité. Le gouvernement Twilien souhaitait que chaque habitant pollue un minimum, alors ce fut avec inventivité qu'ils mirent en oeuvre une usine produisant de l'huile de fruits, qui servirait à rouler sans apport de dioxyde de carbone. Deux longues rangées de maisons construites en bois séparait la route. Les premiers signes de pauvreté se faisaient ressentir.
Sur ce continent, on soignait les malades avec de la bave d'animaux, car il n'existait pas de médecins, ou de vétérinaires. De plus, il n'existait pas d'école, les enfants devaient se montrer autonomes, les parents pouvaient les aider de temps à autre, mais étaient occupés à surveiller l'évolution de leurs plantations, essentiellement composées de bonbons, viennoiseries et autres boissons sucrées, qu'ils consommaient après avoir atteind leur taille adulte. Après la plantation de leurs graines - ce qu'ils étaient à l'origine, sur Will -, ils mettaient en moyenne deux jours avant leur maturité. était très difficile à cause de la pauvreté, dues notamment aux manque de nourriture, d'organisation pour créer des bâtiments, tels que des écoles pour enfants, ou des hopitaux. Le soleil était également un facteur imortant car il se pouvait que les températures montent jusqu'à quarante cinq degrés l'été ! Ils passaient leur nuits dans de banals bidonvilles. Sur Will, il existait une crème solaire spéciale quand il faisait trop chaud, elle avait la capacité de faire bronzer le corps, partout ou l'on la mettait.
- Bienvenue dans la fournaise !, dit humoristiquement Julien à son arrivée, qui faisait référence à la chaleur Twilienne. Je ne sais combien il doit faire de dégrés, mais c'est invivable !
- On en transpire déjà, fit remarquer Estelle. Je plaints les habitants, moi ! Heureusement qu'ils ont l'habitude !
Les Borel et les Marseille eurent été conduit, par un des assistants de David, qui s'était admirablement désisté. A l'entrée de la ville, on pouvait lire sur un panneau, une indication lumineuse verte, " Place du Grand Manitout, bienvenue ".
- Vous trouvez qu'il fait chaud vous ?!, s'exclama un homme qui surgit juste derrière eux. Désolé de vous déranger, jeunes gens. Je m'appelle Bob Hoog et je suis habitant de ce continent
depuis très longtemps. Comment pouvez - vous avoir aussi chaud ? Ici, les températures peuvent atteindre soixante degrés ! Vous avez une couleur de peau pâle, cela peut s'expliquer. Je pense que vous avez dû le remarquer, j'ai une couleur de peau différente de la vôtre, puisque je suis marron, très très foncé.
- Mais comment est - il possible d'avoir une telle couleur de peau ?, interrogea Michèle, incrédule. Tous les habitants de cette planète ont l'apparence bleue.
- C'est à cause de la couleur du soleil, répondit Bob Hoog. Je ne sais pas si on vous l'a déjà dit mais plus une flamme devient bleu, plus il y a d'intensité. Heureusement que ces crèmes protectrices existent sinon, nous serions tous noirs. Tenez, il me reste un tube entier. Massez délicatement, le bronzage viendra au fur et à mesure. Allez, ne soyez pas timides, prenez - là votre crème.
Chacun des Borel et des Marseille s'en mit aussitôt et ce fut comme une bouffée de froid qui venait s'appliquer sur eux.
- Dites, monsieur Hoog, demanda timidement Elyse, comme nous revenons juste d'Urano, nous aimerions savoir où habite votre chef d'Etat.
- Avec plaisir, répondit Bob Hoog.
Soudain, une feuille sortit du sac de Julien. C'était le plan - voix qui ne s'était pas manifesté jusque là mais il avait chaud.
- On va étouffer la - dedans !, s'écria - t - il.
Tout le monde explosa de rire.
- J'aimerais savoir à quoi je sers dans l'histoire, si je ne peux donner d'indications à personne.
- Désolée, cher plan - voix, dit Elyse, on t'a négligé. Nous sommes désolés. Il n'est jamais trop tard pour jouer son rôle...
Comme il l'avait précisé aux Borel, ce dernier n'aimait pas qu'on le maltraite. De toute façon, Elyse prit rapidement sa défense.
- Voici la carte, dit le plan - voix. Donc, pour la suite de votre aventure, il faut que vous preniez les trois premières rues qui sont à gauche de cette carte. Leurs noms sont assez drôles : rue de la poche, rue du mouchoir, rue du pantalon. Une fois que vous les avez prises, prenez le première rue à droite, la rue Casse - pied. La maison du chef n'est pas très loin, il ne vous restera plus qu'à ouvrir vos yeux !
A leur arrivée devant la maison du chef d'Etat, après avoir longtemps cherché les rues qui y menait, le soleil brillait toujours de mille feux. Les Borel et les Marseille étaient dangereusement exposés au soleil.
Julien et les autres s'attendaient à ce que la maison du chef d'Etat soit entièrement luxueuse, mais contrairement à leurs attentes, elle était faite de bois.
Soudain, la porte s'ouvrit, sans que quelqu'un le fasse. Un homme était assis sur une chaise, derrière son bureau.
- Bonjour messieurs et mesdames Borel et Marseille, allez - y, vous pouvez entrer !
Personne ne parla sur le moment.
- Bien le bonjour à vous !, s'exclama le chef d'Etat. Bienvenue à vous, je suis Junior Martin, le chef de ce pays, Vivir.
- Bonjour, monsieur Martin, dit poliment Jean. Je m'appelle Jean Marseille, le voisin de Julien Borel. Nous sommes tous originaires de la planète Terre. D'ailleurs, le voici.
Il présenta tout le monde.
- Comme vous le savez, dit Junior, vous êtes à Twilo pour résoudre le problème de la catastrophe naturelle présente, la tempête de sable. Elle dure en général cinq minutes, mais revient toutes les deux heures, chaque jour. Elle est red...
Soudainement, on vit par les carreaux que le ciel prenaient une couleur grise, voire noire. Le vent souffla et les oiseaux présents partirent. L'inquiétude prit part de toutes les personnes présentes dans cette pièce, à l'exception des gardes qui entouraient la maison du chef d' Etat.
- C'est la tempête, confirma Junior, le regard tourné vers le ciel. Tout le sable descend du ciel, il va bientôt pénétrer dans le maison. Rien sur Will n'arrête une catastrophe naturelle. Quand il aura pénétré dans la maison, restez debout surtout, le sable fera effet que si vous bougez et si vous paniquez.
Effectivement, cette tempête fit pas mal de vacarme dans tout le continent. Elle était violente, et ne sembla épargner personne. C'était avec un incroyable courage que les Borel, les Marseille, et le chef d'Etat ne bougèrent pas. D'un côté, c'était un peu pour cela que l'Elu était Julien, choisi pour ses qualités.
- Ne vous inquiétez pas !, s'exclama le chef d'Etat, une fois que sa maison était presque en ruine. Je passe mon temps à la réparer.
- Je comprends ce que vous vivez, maintenant, dit Julien. Je viens de le vivre. Il est vrai qu'il faut savoir gérer ça du mieux possible car ce n'est pas facile. Nous serons tous ravis de vous aider, c'est notre devoir, après tout.
- Très bien, dit Junior d'un ton posé, ça va être compliqué. Je ne tiens pas à vous faire peur, mais plutôt à vous prévenir de ce qui vous attends. C'est mon rôle. Vous savez, juste après que vos ancêtres moururent, les tempêtes étaient plus conséquentes qu'aujourd'hui, selon l'histoire Willienne.
- Nous Nous sommes déterminés, enchaina Estelle. Nous allons tout changer, c'est certain. On ne peux pas laisser de pauvres gens comme vous. allons faire notre maximum pour ce continent, dit Julien, d'un ton convaincant. Par contre, je ne sais pas par quoi il faudrait commencer.
Des écritures apparurent sur le sol.
- Le chef des totems, lut Mireille, incrédule. Qu'est - ce - que ça veut dire ?
- C'est une croyance, sur Will. Sur Terre, il en existe différentes, telles le christianisme ou l'islam, ici, ce sont des totems. Ce sont des " personnes immobiles " et conçues uniquement en bois, avec des tas de significations. Le chef de tous les totems existants sur Will s'appelle FLASH.
- Mais il doit bien exister un moyen de communiquer avec eux par la parole, intervint Ronald.
- Bonne, voire très bonne conception, reconnut Junior. Je ne sais pas d'où tu tiens toutes ces connaissances, je ne m'attendais pas à ce qque quelqu'un répond ceci. Tu es intelligent mon garçon.
- Merci, dit timidement Ronald.
Il n'en revint pas : quelqu'un lui avait fait des compliments. On n'en lui avait rarement fait pendant sa jeunesse, il était souvent traité de cancre, ou des mots de ce genre. Son père était peut - être le seul à le considérer normalement. Il y attachait beaucoup d'importance. A vrai dire, ils étaient très complices dans la vie. Ils se parlaient beaucoup, blaguaient, faisaient du sport,... Dans la vie, Ronald n'était pas travailleur, il détestait ça car il pensait que la vie serait facile, comme son père le couvrait.
- La conversation se fait tout le temps par le biais du chef des totems, expliqua Junior. Il suffit d'être plongé dans un rêve quant tu dors et d'avoir demander de parler avec lui juste avant de s'endormir.
- Je suis soulagé d'en avoir appris plus, avoua Jean, heureux.
- Monsieur Martin, dit Julien, quel est l'état du continent, s'il vous plaît ? Pouvez - vous nous en dire plus de la manière dont vivent les habitants ? Nous sommes pressés d'aider le continent willien, je pense que ce n'est pas juste qu'ils souffrent comme ça. C'est à nous de faire les efforts nécessaires, et en tout cas, je m'engage devant vous à ce que vous ne connaissiez plus jamais la pauvreté du reste de votre vie. Il faut à tout prix faire quelque chose.
- C'est vrai, dit Junior, maintenant que nous avons une aide officielle, je pense que nous allons pouvoir agir. Je suis avec toi, moi.
- Moi aussi, répondit tout le monde en choeur.
- Merci chers amis, dit Junior, les larmes aux yeux.
Tout le monde s'arrêta de parler et Junior reprit :
- Je voudrais vous montrer l'état médiocre de notre continent par le biais d'une vidéo qui montrent des twiliens qui baignenet dans la pauvreté. Dirigeons - nous dans la pièce d'en face, s'il vous plait.
A première vue, " la pièce qui était en face " comme Junior l'avait appelée était lugubre, éteinte, noire, sale. Ces adjectifs qualifiquatifs et péjoratifs à la fois, représentaient uniquement l'état de la pièce mais pas Junior en question. Après tout, les chefs d'Etat étaient des personnes ultra respectées dans le monde willien. Sinon, appart ça, la chose qui régnait en maitre à l'intérieur était incontestablement loa poussière. Au milieu de la pièce, on pouvait distinguer un objet inconnu sur Terre. On appelait ça un rectato, ayant des capacités multiples : filmer des choses de formes gigantesque ou microscopique, faire des descriptions sur les détails les plus marquants d'un document.
- Je vous présente mon bébé, dit Junior, tout heureux. C'est avec une précision incomparable que vous allez pouvoir visualiser la pauvreté twillienne.
Il alluma son bébé, qui ce dernier fit apparaitre une lumière blanchâtre sur le mur. Soudain, dans la pièce, un air bouillant s'imposa,k brûlant la peau de tous.
- On va crever de chaud !, s'exclama Jason, un peu voire assez grognon sur les bords. Y aurait pas un moyen de se rafraichir car on va mourir grillés !
- Il n' y a aucun moyen, dit Junior, avec des regrets. Ici, nous vivons sur un continent aride, désertique. Mais vous, vous êtes là pour soigner la vie du continent alors... Non, on parlera de tout ça plus tard. Contentez - vous de regarder ces images de twilliens qui travaillent sans relâche. Toute la chaleur qui s'abbat sur eux...
- Mais ils travaillent nus, à ce que je vois, remarqua Esttelle. Il va vraiment falloir arranger ça au plus vite.
- C'est vrai, oui, approuva Michèle Marseille en enchainant très vite sa phrase. Il faudrait leur apporter de la fraicheur puis leur apporter des vêtements. Et dire que je me plains de mon pull - over parce qu'il pique. Quelque chose d'aussi simplet que ça, ça ne se fait pas. Je m'engage donc à leur donner en mains propres.
- Dans quel type de maison vivent les habitants ?, demanda Jean, ce qui alerta sans hésiter les lèvres nerveuses de Junior.
- Disons tout simplement qu'on ne peut pas appeler ça des maisons, dit - il à contre - choeur. Ils dorment dans de la paille et ils sont en danger à cause des incendies et de ce vent qui les pousse.
Tout le monde remarqua que Junior cacha une petite larme, tout en l'essuyant délicatement, ayant par ailleurs déclaré qu'il avait une petite poussière coincée dans l'oeil.
- Je sais que vous êtes choqués mais tout homme sur Will a le droit de pleurer, se lamenta - t - il. Oui, je dis ça car on m'a dit que sur Terre, tout homme qui pleure n'est pas beau à voir, et que seules les femmes avaient le plein pouvoir émotinnel. Je trouve que c'est déconcertant.
- Ce sont les humains, répondit Julien. Heureusement, nous le sommes pas tous. Mais d'un autre sens, on ne peut pas les changer, ils sont comme ils sont.
- A propos de changement, dit subitement Michèle, il faut qu'on se dépêche pour changer la vie du continent, à commencer par les quartiers en état d'hébriété. Ensuite, il faudrait rafraichir l'atmosphère, ce qui me parait impossible, avec mes idées terriennes.
- J'ai une idée, intervint Junior, confiant et sûr de lui. Sur Will, mais pas sur Twilo, il existe un remède non - inventé par les williens. On appelle ça le souffle glacial. Pour ce qui est des ingrédients, il vous faut un mini - ventilateur, afin que vous y incorporiez ce que l'on appelle un glaçon anti - chaleur. C'est un glaçon qui ne fond jamais : encore une invention des Borel. Ensuite, il faut impérativement que vous mettiez de la poudre de réserve de ventilo. Mettez ça dans votre bouche et soufflez. Une précision, comme les Borel sont inventifs, il y a la possibilité de souffler jusqu'à une heure. C'est le temps qu'il va vous falloir pour que vous redonniez au continent de la fraicheur.
- Aaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!, bailla Julien. On vous remercie Junior. Nous sommes désolés de vous dire que nous allons partir. Tout le monde est prêt ? Nous avons du pin sur la planche, alors allons - y ! Au revoir Junior et merci pour toutes ces informations. Elles me seront nécessaires.
- Allez !, dit à son tour Junior. Je suis sûr que nous nous reverrons.
A vrai dire, il était inutile de vous dire à quel point tout le monde avait la plus grande hâte d'accomplir le travail dont ils rêvaient tous, afin de se donner de la confiance pour la suite des évènements et d'avoir ce petit côté fierté dans le coeur. Julien rêvait de jouer les sauveurs, surtout sur Terre.
Sur Terre, l'Afrique était la parfaite comparaison avec Twilo car, comme l'avait tant répété Julien, la vie était difficile. Quant à Julien, sa famille et les Marseille étaient accoutumés à vivre dans la richesse , alors le premier devoir willien, la première tâche willienne serait aussi difficile à résoudre. Le point négatif dans tout ça, c'était qu'en tant que riche, il pouvait avoir des sentiments de pitié, il pourrait se sentir à l'écart. Le point positif, c'était le fait qu'ils aient un contact avec des twilliens, qu'ils sentait qu'il ne servait pas à rien. Il était très pensif. Il pensait à cette prochaine aventure mais aussi aux autres . Après tout il devait résoudre encore trois autres catastrophes naturelles.
Une fois qu'ils sortirent de chez Junior Martin, il y eut un grand soulagement général chez tout le monde. Ils ne tardèrent pas à se rendre comme prévu dans les endroits les plus brillants
Ils arrivèrent dans une ville où, à première vue, il y avait un panneau vivant : il avait des yeux, un nez, une bouche et des oreilles, à la plus grande surprise de tous. Il pouvait donc parler, selon Julien. Ce dernier sortit son plan - voix, qui lui annonça qu'ils étaient à Saint - Philips - Du - Léonard.
Les habitants de Saint - Philips - Du - Léonard avaient une couleur de peau noire mais n'étaient ni marrons clair ni foncé. On voyait des gens qui marchaient paisiblement, maigres pour la plupart, faisant découvrir leur petite masse osseuse derrière leur seul vêtement de tissu qu'ils portaient.
Soudain, alors que nos aventuriers se promenaient,une vieille les abordait :
- Bonjour mes enfants !, dit - elle d'une voix assez pâteuse. Vous êtes sûrement des visiteurs. Mon nom est Blin. Angélina Blin. Vous savez, je suis tellement heureuse de vous rencontrer, vous devez être très riches dont la façon dont vous vous habillez.
- Je suis Julien Borel, madame, et voici le famille Marseille, dit Julien.
Angélina Blin les fixait de la tête aux pieds car elle n'en revenait pas : elle venait de rencontrer le célèbre ( depuis peu ) Julien Borel, très grand et très musclé de la tête aux pieds.
- Déolé d'être aussi direct mais je n'ai pas l'habitude qu'on me fixe de la tête aux pieds, comme ça.
- Euh... Oui, excusez - moi, dit la vieille dame assez gênée, vous avez raison, je n'ai pas été très gentille avec vous mais quand je vous ai vu, je n'ai pu m'empêcher de me dire que vous étiez la pour nous aider.
- C'est vrai, confirma Jean, nous sommes là pour vous aider et vous remercions pour la confiance que vous m'accordez. Mais permettez - moi d'ajouter que si Julien a été si choquant que ça, c'est parce que nous enchainons les rendez - vous depuis deux jours et nous en avons tous marre. On est lassés. Nous avons beaucoup de choses à vous dire, et je sais qu'on peut vous faire confiance : ça se lit dans votre regard.
- Très bien, alors allons chez moi pour parler de tout ça, proposa avec la plus grande gentillesse Angélina. Ma maison pailleuse sera accueillir nos sauveurs.
A présent, ils partirent pour la maison pailleuse d'Angélina avec un assez grand sentiment de lassitude. Julien et les autres savaient que cette " maisopn " n'allait pas provoquer de plaisir à être regardée. A leur arrivée, le constat fut alarmant.
- C'est tout de même joli votre maison contrairement à ce que vous pensez, Angélina, mentit Jason. Pour dire la vérité, je dois avouer que c'est assez réussi.
- Merci jeune homme, c'est gentil de ta part de me réconforter, dit Angélina. ( elle se tourna vers Julien et les autres ). Je ne vous l'aie pas encore dit chers Borel et chers Marseille mais je serait votre guide pendant un certain moment afin que vous atténiez vos plus grands objectifs. Voici votre programme : premièrement, il va falloir qu'on aille chez une famille, les Bodman. Deuxièmement, nous visiterons un quartier défavorisé où on pratique le football. Vous savez, c'est le sport terrien qui a été inventé sur Will, très officiellement par nos ancêtres. Pour finir, nous rafraichirons cette atmosphère continentale. Ce programme plait - il à tout le monde ?
- Oui, répondit en premier Jason, le souffle court à cause de cette chaleur persistante. J'ai... Hâte... D'aider... Twilo.
Ils partirent sur - le - champ afin de commencer la mission qu'ils devaient accomplir au plus vite. Jason se plaisait de plus en plus, avec ce sentiment de sauveur en lui : c'était un rôle qu'il n'avait joué auparavant. Dans les têtes des autres, il y avait un brin de certitude selon lequel le destin des twiliens dépenderait de la volonté à faire les choses. Julien désirait tout faire le plus vite possible, mais il savait aussi qu'il ne fallait pas faire de ratures et le meilleur possible.
Leur première destination les forçait à les mener à la maison d'une famille très pauvre, puisqu'en effet, à leur arrivée, ils étaient libres de leurs propres choix, de faire les choses dont ils désiraient le plus : constater. Cette maison était presque critique. Elle était ainsi car, contrairement aux attentes, elle n'était pas en paille mais bel et bien en bois, en plus d'être poussiéreux. Et, comble du comble, le bois qui faisait cette maison n'était que peu solide. A seconde vue, on ne pouvait en aucun cas parler de luxuosité, ce qui était parfaitement normal à Twilo. L'intérieur était, contrairement à son extérieur nettement plus accueillant. Il y avait des tableaux de peintures partout. Les gens qui habitaient dans la maison avaient une couleur de peau noire mais cela n'avait pas d'importance, il fallait les aider au plus vite.
- Bonjour !, s'exclama un homme qui paraissait être un père de famille.
Il avait les larmes aux yeux.
- Je suis Julien Borel, dit ce dernier. Je suis là pour vous aider à retrouver une vie normale. Je ne sais pas si vous le savez mais je suis en mission pour aider tout Twilo à retrouver une vie normale.
- Vous êtes partisan pour nous donner à manger ?, questionna le grand homme. Merci, je ne pensais pas qu'un jour quelqu'un vienne à notre rescousse.
- De rien, répondit Julien. Serait - il possible d'avoir votre nom et votre prénom ?
- Mon nom est Djibril Bodman, répondit ce dernier. Tout ce que je sais sur vous, c'est que vous ne pouvez pas nous donner à manger car ce sont vos ancêtres qui ont la réponse. Ils ont donné à tous les twiliens existants à ce jour un petit sac et tout le monde dit qu'il fallait qu'on attende votre venue pour pouvoir les ouvrir, qu'il n'y avait que vous qui puissiez le faire.
- C'est bizarre papa, intervint Jason, il n'y a ni lettre, ni quelconque indication à propos de ce sac. Avec sa petite taille, il ne servirait à rien.
Au moment où Jason osait prononcer la fin de sa phrase ' il ne servait à rien ", des interrogations flottèrent dans la tête de Julien. Cela se voyait également dans son regard. En effet, Jason avait parlé trop vite car le sac se mit à sortir à manger à toute volonté. Il y avait tellement de choses que tout le monde ne pouvait tout manger.
Les Bodman avaient du mal en croire leurs yeux : ils n'avaient jamais eu une telle occasion dans leur vie. Après tout, quant on leur a donné le petit sac il y a très longtemps, ils ignoraient ce qu'il y avait dedans, même si la taille les avait quelque peu alertés.
- Qu'est - ce - que c'est que toute cette nourriture ?, demanda Djibril Bodman qui fit semblant d'y croire. C'est... C'est pour nous ?
- Affirmatif, répondit Michèle en pleurant qui nvit que son geste avait été répété par les Bodman. Nous sommes ravis de vous aider, vous et votre petite famille. Nous savons à quel point un twilien peut - être pauvre. Mettez - vous dans la tête que la façon dont la nourriture est apparue de ce sac, ça ne s'appelle pas de le magie mais de la borélisation. Ou si vous préférez, cela vient de mes ancêtres, il y a trois millions d'années. C'est à l'origine de leur conception : ils ont mis du temps à les commercialiser.
Pour dire la vérité, le sac était plein de nourriture à craquer. Il était même d'ailleurs capable de remplir une pièce de trente mètres carré. La dernière chose qui y sortit était un papier qui n'était pas vierge.
- Eh bien, chers Bodman, dit Jason, avec ce papier, vous aurez de quoi vous torcher les fesses.
Sa blague l'avait fait beaucoup rire.
- Que trouves - tu de drôle dans une blague qui est archi fouareuse ?, demanda Estelle à son fils. Arrête de faire ton interressant. Regarde ce que peut être le papier Juju.
- Si c'est un message, répliqua Jean, la date doit être de longtemps. Je suis sûr que ce sont vos ancêtres qui en sont à l'origine.
Julien prit bien le temps d'observer la date qui s'affichait tout en bas du message : en effet, elle venait bien des ancêtres Borel. C'était écrit tout en bas et il était dit qu'elle était seulement destinée à la propriété des mains de Julien. Seulement.

" Julien,

Quant tu liras cette lettre, j'aimerais que tu la prenne en considération car nous avons fait et dit ça avec beaucoup d'importance. Quant nous avons conçu ce petit sac il y a très longtemps, lors de notre existance, nous savions bien ce que Twilo serait devenu : un pauvre continent, sans nourriture, ni boisson ( ce que je trouve regrétable d'ailleurs ). Nous sommes des prévisionnistes. Pour aider Twilo, les autres continents ne pourraient qu'envoyer des cargaisons, mais ça ne suffira pas pour toute la vie. Alors, nous on a fait ces petits sacs pour que leur contenu reste pour toujours. Si vous préférez, si vous mangez ou buvez une seule chose, elle réapparaitra une minute plus tard.
Je voulais te rappeler que nous sommes tes ancêtres et, au stade de ta vie, c'est à dire à peu près au milieu ( je le sais car on a fait en sorte au sac qu'il se débrouille pour que cette lettre arrive entre tes mains à l'âge que j'écris ), nous voulons te dire à quel point nous t'aimons, te portons une énorme affection. Aujourd'hui, je regrette d'un sens d'avoir créé la Terre et Will car j'en ai des emords. Alors, j'espère que vous pourriez nous aider tous à détruire ces deux heures de catastrophes naturelles par jour.

Sincères salutations,

Vos ancêtres. "

# Posté le lundi 05 mai 2008 14:59

Modifié le jeudi 18 décembre 2008 10:25